16.12.05
Bel Canto
Psycho-ticket
- Merde, ils font chier à la fin, j'ai pas que ça à faire moi, merde. Je suis salariée, moi, putain. Je travaille tous les jours, moi, c'est pas comme eux ! Merde ! Je le prends tous les jours leur putain de métro à la con, toujours les mêmes putains de stations à la con, toujours la même putain de ligne à la con. Je bosse comme une dingue tous les jours, je ne compte pas mes heures et là ils viennent me faire chier avec leur putain de contrôle à la con. Il croient quoi eux ? Que j'ai du temps à perdre à remplir leur truc là ? Je ne suis pas psychotique, moi ! Faut être psychotique pour perdre du temps à écrire leur numéros à la con sur un bout de carton tous les mois...
Effervescence Matinale
15.12.05
Minorité Relative
14.12.05
ça marche !
Alexandre était pourtant là pour le recevoir, mais bon.
(une gastro de bon aloi m'évitant de prendre mon après-midi)
Du coup, cela fait une semaine que cela aurait pu déjà remarcher !
Mais fi de l'amertume et du ressentiment, l'heure est à nouveau au blog, au mail, au chat...
Youpiiiii !
Pour le geste commercial, on verra plus tard
Quand à nos adresses mails, qu'elles reposent en paix !
Trois anges et un Zèbre
A croquer...
Et quand il enchaine "Ah si j'étais un homme", "Love Boat" et "I Love to love", ses petits déhanchements me suggèrent de bien inavouables envies.....
Mais c'est là compter sans son mignon trompettiste !
Celui là, je serais prèt à me damner sans la moindre retenue afin qu'il vienne jouer pour moi l'adagio du concerto de Marcello en concert... très privé !!!
Et puis, finalement, le plus beau hier soir, le plus touchant, ce qui m'a mis la larme à l'oeil et fait fondre comme à chaque fois, ce fut le magnifique regard embué et le radieux sourire épanoui d'Alexandre....
Oubliés mes fantasmes adultères avec le mélodieux petit suisse et le pro de l'embout cuivré....
Ces yeux, ce regard et ce sourire-là ne souffrent aucune concurence.
Nul besoin de se damner quand on est au paradis.
(NB : il y avaient d'autres anges hier soir au Zèbre de Belleville, et pas des moindres... Notemment ceux avec lesquels j'ai eu grand plaisir à partager un bon petit Irancy 1986...)
13.12.05
Elles me manquent !
Elle parlait de son prochain film et sa voix a reveillé en moi une nostalgie irrepressible.
Elle a partagé ma vie 5 années durant et chaque fois qu'une année s'achevait je n'avais qu'une hâte, que la suivante débute au plus vite.......
Pourtant elle ne m'a pas laissé seul et j'ai plein de destins en suspens :
Il parait que cette gourdasse de Kim n'est pas dans la saison 4 et que Jack n'est plus au CTU.
J'en suis à l'épisode 16 de la saison 4, et Sloane est encore une fois borderline.
Qui va mourir prochainement dans la prison d'Esmerald City ?
Cette délicieuse salope d'Ava Moore va-t-elle s'en sortir ?
Quid de Justin et de son romantique violonniste ?
(Alex ! on a deux saisons à regarder maintenant, faut qu'on s'y mette !!!!)
Qu'est-il advenu de l'insupportable femme de Nate ?
(Alex, ça fait un mois qu'on a les DVD maintenant, faut qu'on s'y mette !!!!)
Malgré cela, elles me manquent.... terriblement !
D'abord, bien sûr Phoebe, Monica et Rachel
puis, dans une moindre mesure Ally, Renée, Georgia, Elaine et Ling..
Mais surtout elles, mes quatre new-yorkaises préférées :
Charlotte, Carrie, Miranda et surtout Samantha !
Je ne saurais jamais ce qu'elles sont devenues.
Elles vieilliront sans moi.
Je vieillirai sans elles....
snif !
10.12.05
Square Elisa Mercoeur
8.12.05
Actions / Réactions
En Juin 2000, j'ai reçu, comme tous les employés de cette société un courrier de notre PDG nous annonçant que le comité de direction avait décidé de nous offrir à tous l'opportunité de devenir actionnaire à moindre coût, en nous permettant à tous d'acquérir entre 1 et 12 actions (suivant l'ancienneté et le coefficient de chacun) au pris modique de 99 euros l'action.
En juin 2000, l'action était côtée à 110 euros.
Pour mettre en place l'opération, le courrier devait être envoyé trois mois avant le début de l'opération et le prix de l'action figé pour cette offre.
Nous devions donner réponse pour fin août 2000.
Or, fin août, l'action était passée à.... 90 euros.
Donc débandade des employés qui ne voyaient plus, c'est logique, l'intérêt d'acquérir des actions à 9 euros de plus qu'au prix public.
Donc retape du "management de proximité" qui expliqua à chacun qu'il ne fallait pas être petit, qu'il fallait voir sur long terme et donc malgré tout profiter de l'offre.
Je me suis fait avoir et ai souscrit pour 10 actions : Investissement de 990 euros prélevé sur salaire.
Depuis l'action n'est jamais repassé au dessus de 90 euros, mais bon, on peut considérer qu'on n'est toujours pas sur le long terme, donc je ne panique pas et garde espoir.
Sauf que...
Notre PDG (accessoirement créateur et actionnaire principal de la dite société) part en retraite l'an prochain et, pour assurer ses arrières, il a négocié notre rachat (présenté par lui dans divers courrier comme un heureux rapprochement avec une société complémentaire nous offrant diverses opportunités de développements des plus interessants) et donc vendu ses actions à une société (complémentaire, donc) dont il intègre le board jusqu'à son départ en retraite et dont nous devenons donc employés.
Jusque là, rien d'exceptionnel.
Depuis que l'OPA est connu, le prix de l'action est figé à 73 euros, ce qui est sa valeur la plus haute depuis très longtemps.
Et là, que viens-je de recevoir ?
Un nouveau courrier de mon PDG qui me conseille instamment d'apporter mes actions à cette OPA....
Le courrier est luxueux (une plaquette plastifiée avec des couleurs et tout), non avare de détails sur les motivations du rapprochement et l'intérêt pour chacun d'y apporter ses actions : " ce qui vous permettra de réaliser une substancielle plus-value dans la mesure où le prix de 73 euros est une aubaine inespérée par rapport à la cotation de l'action depuis quelques temps"
Bon, je ne suis pas très bon en finance (mon banquier ne dira pas le contraire), mais je suis quasiment certain que récupérer 730 euros en 2005 contre 990 euros dépensés en 2000 n'est pas vraiment ce que l'on puisse considérer comme une plus-value, substancielle ou non.
Bref, du coup, je ne sais pas trop quoi faire. Est-ce que je les garde en espérant que leur côte finit par augmenter un jour ou l'autre?
Mais les actions d'une société n'existant plus peuvent-elles encore augmenter ?
Le courrier indiquait aussi que la nouvelle société, si elle finit par obtenir au moins 95% des actions pourra décider de retirer les autres de la cotation. Est-ce que cela veut dire qu'elle rachetera toutes les actions encore en circulation (dont les miennes) et si oui, à quel prix ?
Et si je les vends.... en fait, le courrier n'explicant pas comment procéder pour les apporter à l'offre et cet apport devant avoir lieu avant le 19 décembre, je pense que je ne vais pas vraiment avoir le temps de me poser la question... ici on me conseille de les garder, là de plutôt les revendre.... qui croire ?
Je suis joueur, donc je vais les garder. De toutes façons, je vais gagner les 44 millions de l'euromillion vendredi, donc je ne suis plus à 260 euro près....
bref... pffffffff !!!!!
2.12.05
Objectif n° 3 : Ne pas se laisser faire
Le soir, je refais tous les branchements, je vérifie tous les paramétrages : le modem fonctionne bien, je suis connecté au réseau, mais il me faut me rendre à l'évidence, nous n'avons plus accès à Internet !
J'appelle Alexandre au bureau pour lui demander de se connecter sur le site de notre fournisseur d'accès (Noos pour ne pas le nommer) et vérifier s'il n'y a pas des travaux de maintenance annoncés sur le réseau. Il vérifie, mais ne voit rien d'anormal. En revanche, il m'annonce qu'il n'arrive pas non plus à consulter ses mails sur le Webmail de Noos. Je lui demande d'essayer de consulter les miens : même problème, nos identifiants ne sont pas reconnus.
Il est 20h35 quand j'appelle le support de Noos qui ferme à 21h00.20mn plus tard, je suis toujours en musique d'attente (à 0,34 euros la minute, ça me fait bouillir !)
J'aborde donc le problème des e-mails.
- si vous ne pouvez pas les consulter, c'est que vous avez un problème de mot de passe.
- j'entends bien, mais comme je n'ai pas changé mon mot de passe depuis des lustres, j'aimerais savoir comment il est possible comme cela tout à coup qu'il ne soit plus valide
- je n'en sais rien monsieur, vous n'avez qu'à le changer et ça devrait marcher mieux.
- mais enfin, pour que je puisse en changer, il faut d'abord que j'arrive à me connecter avec celui-ci
- oui
- mais je ne peux pas vu qu'il n'est plus valide
- je sais bien monsieur, mais il faut attendre de pouvoir vous reconnecter alors
- mais enfin, tant qu'il ne sera pas valide, je ne pourrais pas me reconnecter
- je sais bien monsieur
- donc comment je peux faire ?
- essayez de changer votre mot de passe et de le remplacer par un qui sera valide.
- (grmpf... elle se fout de ma gueule là ou quoi....) Euh.... et vous, vous ne pouvez pas me le réinitialiser ?
- non monsieur, vous êtes le seul à pouvoir changer votre mot de passe.
- mais enfin je ne dois pas être le premier qui a un problème de mot de passe. vous faites comment d'habitude?
- je demande à l'utilisateur de le changer lui même.
- (surtout rester calme) bon, enfin, vous êtes d'accord que si mon mot de passe n'est pas valide, je ne peux pas me connecter à ma messagerie ?
- oui monsieur
- et vous êtes bien d'accord aussi que pour changer mon mot de passe moi-même, il faut d'abord que je me connecte ?
- oui monsieur
- et donc, je fais comment moi du coup pour me connecter avec un mot de passe invalide (connasse) ?
- il faut attendre de pouvoir vous reconnecter. Je ne peux rien vous dire de plus. avez-vous encore des questions monsieur ?
- oui. Comment expliquez-vous que nos deux mots de passes soient invalides le même jour? ça ne vous parait pas louche ça?
- c'est en effet étrange monsieur. je vais vérifier quelque chose. pouvez-vous m'indiquer quelles adresses mail vous utilisez ?
- e.e@noos.fr et alexandre.alexandre@noos.fr
- je vérifie....
(silence)
- en fait ces adresses n'existent plus sur notre serveur.
-(glurps) comment ça, elles n'existent plus sur votre serveurs ? c'est une blague?
- non monsieur. il y a quelques jours nous avons supprimé un certains nombres d'adresses mails qui n'étaient plus valides ou dont les possesseurs étaient en irrégularités de facturation, et il semblerait que l'on en ait malencontreusement supprimées un peu plus que voulu.
(grmpf ! aaarrrrgggghhhh ! gloups !)
- Malencontreusement !!!! vous plaisantez ?
- non monsieur
- vous avez j'imagine des sauvegardes de ce qui a été supprimé ?
- non monsieur
- vous êtes en train de me dire que nos adresses ont été "malencontreusement" supprimées et que nos mails sont définitivement perdus ?
- oui monsieur
- c'est innacceptable !
- je suis désolée monsieur, je ne fait que vous informer, je ne peut rien faire de plus.
- mais enfin comprenez moi; cela vous arriverait à vous, vous ne diriez rien ?
(silence)
- OK. bon, je ne vous remercie pas vu ce que vous m'avez aidé à résoudre ce soir.
- je vous remercie de votre appel monsieur. au revoir monsieur.
Il est 21h10. Elle a fait du rab.Moi, je bous. Je n'en reviens pas. j'ai envie de tout casser, d'acheter une free box ou une life box, là tout de suite, maintenant, là.
Ce matin, arrivé au bureau, je me connecte à mon tour sur le portail de Noos.Durant la nuit, j'ai réfléchi et me suis dit que ce n'était pas possible, qu'il ne pouvait pas en être ainsi et que forcément il y avait une explication.
De fait, en consultant "mon compte", je vois que ma facture de novembre "noos net + noos TV" a été correctement payée mais que, à compter du 1er décembre, je n'avais plus d'abonnement à Noos net.
Pour le moment, je n'ai toujours pas accès à mes mails sur le portail de Noos.J'ose espéré que la grognasse d'hier soir s'est copieusement trompé et que nous allons récupérer nos historiques !Wait and see.
* petit rab :
OK. ça me va bien. Sauf que selon mon interlocutrice de ce matin, c'est cette annulation qui a mit aussi un terme à notre abonnement à Noos Net depuis hier.
29.11.05
Culte
Marie-Thérèse Porchet à son fils dont elle vient de découvrir l'homosexualité :
- Quand je pense que quand tu étais petit, je ne pouvais même pas te mettre un suppositoire !
(Marie-Thérèse Porchet. "La truie est en moi")
22.11.05
Une Reine dans le Marais
Hier soir, après avoir manqué une étoile puis levé un coude fou à la santé d'un ami notre, nous avons croisé Isabelle de France dans la rue Vieille du Temple.
Certes le port de Julie était moins royal ici, avec ses bottines noires, son fuseau en velours beige, son blouson de cuir à moumoutte et son I-Pod aux oreilles que lorsqu'elle apparait tout en raideur capetienne avec sa robe bleue et sa coiffe blanche pour recevoir Robert ou Mahaut d'Artois, mais bon, c'est la première Reine (de sexe féminin en tout cas) que je croise dans le marais...
Vivement ce soir qu'on regarde l'épisode 4 (enregistré hier pour cause d'agappes sus-mentionnées) et qu'on voit encore une Jeanne jeter sa vaisselle avec conviction en proférant des insultes à l'encontre de son chien de neveu tandis qu'une autre Jeanne distillera venins et poisons régicides....
19.11.05
je l'aurai un jour... je l'aurai !
Cette fois-ci l'escalier plutôt que l'ascenseur.
La capuche enfilée avant le départ.
Les buttes chaumont, désertes, dans le brouillard et dans le noir.
30 minutes
2 tours du lac
2 titres de plus sur la BO de Kill Bill
... et les 18 étages sur la pointe des pieds !
Frais comme un gardon ?
pas vraiment !
Mais il y a déjà du progrès.
17.11.05
Pourquoi courir ?
Suis-je obligé de courir?
Est-ce une torture de courir ?
Le fait est que je n'ai jamais été sportif (toujours le dernier choisi par mes camarades de classe lors de la composition des équipes de foot), jamais été interessé par la moindre idée de surpassement de moi (tant pis pour le guiness... ), jamais été motivé par le plus petit esprit de compétition (comme si quelqu'un pouvait m'égaler !), jamais été enivré par n'importe quel parfum de victoire (monter sur un podium devant tout le monde en écoutant la marseillaise.... horreur !), ni même jamais été fasciné par les exploits sportifs de mes congénères (peut-être Galfione à la rigueur... mais sans grand rapport avec ses performances à la perche)
bref, tout ça n'est pas pour moi.
Mais j'ai un corps, composé de tout plein de muscles dont pour la plupart j'ai toujours ignoré l'existence et qui, le temps passant, finissent par se montrer un tantinet rancuniers.
Et j'ai un coeur qui me fait aussi sentir à toute occasion qu'il se complaît dans sa gangue de graisse et de toxines en tout genre et qu'il apprécie moyennemment que je l'y secoue à chaque fois que je tente d'attraper un bus ou un metro...
Et j'ai dans ma salle de bains tout un tas d'énemis qui se gaussent silencieusement derrière mon dos quand je sors de la douche (le miroir, le pèse personne....)
Bref, donc, du coup je coure.
A la différence de bien d'autres activités sportives ça ne demande aucun investissement financier (pas d'abonnement hors de prix), aucun équipement particulier (pas de raquette, de rame, de ballon), ça peut se faire partout, n'importe quand (pas besoin de réserver un cours 2 semaines à l'avance), en n'importe quelle tenue (pas de m'as-tu-vu), sans aucun critère physique d'age ou de souplesse, .... bref c'est à ma portée.
Je coure seul. Pour moi même.
Pas de compétition, pas de luttes, pas de courses, pas d'objectifs, pas de performances.
Je coure dans le parc des Buttes Chaumont, un endroit que j'aime énormément, au milieu des arbres, des oiseaux, des gens.
Je coure parce que ça me défoule, parce que j'aime ça.
Voilà.
Donc ni torture ni obligation.
Juste un peu de volonté et de motivation.
La motivation exerçant une très forte pression sur la volonté ces derniers temps, je vais donc me remettre à fréquenter assidument les sentiers escarpés de mon parc parisien préféré.
15.11.05
Objectif n° 2 : Se décrasser
Dimanche matin.
On est le 13 novembre.
Dans moins de 3 mois, le ski.
Si je veux avoir l'air de quelque chose sur les pistes, il faut que je songe à me bouger le cul.
Sans tarder.
Allez, hop, sitôt dit, sitôt parti.
Ou presque.
D'abord, la tenue.
Il fait très froid.
Alors en bas j'enfile un caleçon long puis mon pantalon de survêtement
et en haut, un tee-shirt à manches courtes, un autre à manches longues et mon sweat shirt à capuche.
Une paire de chaussettes.
Mes reebooks.
et hop, c'est parti.
Ha non ! mon lecteur MP3 !
Où est-il?
Il est là, avec le casque, mais les piles sont mortes.
La dernière fois que j'ai couru, il y a deux mois, j'ai écouté 5 mn de musique avant qu'il ne tombe en rade. Trop les boules.
Je trouve des piles neuves, j'enroule le casque autour des oreilles.
Comme à chaque fois je galère à mettre les lunettes par dessus, mais c'est bon, j'y arrive.
Je cache les diffférents fils dans mes différentes couches de tee-shirt pour pas être encombré.
Je noue même les deux fils de ma capuche pour pas les prendre dans le menton quand je coure.
Double noeud.
J'allume le lecteur MP3.
Bang Bang
La BO de Kill Bill : ça me va, ça va me donner la pêche.
Je sors de chez moi, je ferme la porte.
Les clés.... qu'en faire ?....
Je n'ai pas de poche qui ferme, je les garde à la main.
Il parait que ça évite les points de côtés.
(de courir avec un truc dans la main... pas forcément des clés !)
J'hésite : l'escalier ou l'ascenseur ?
J'appelle l'ascenseur.
The Grand Duel.
Je sors de l'immeuble et commence à trottiner.
Objectif : tenir au moins une demi-heure.
Bon, y'a le marché et les voitures en double file, je peux pas trottiner comme je veux.
Je m'arrète et me faufile comme je peux afin de traverser la route tranquillement.
Arrivé sur l'autre trottoir, je redemarre.
Putain, il caille un max.
J'essaie de mettre la capuche.
A cause du double noeud, j'ai du mal.
Je force. ça bloque au oreilles.
J'y arrive enfin, mais, hop, le casque s'arrache et les lunettes avec.
Flute et zut.
J'essaie de remettre tout comme il faut, mais je n'y arrive pas : la capuche est trop serrée.
Je m'arrète donc, m'énerve sur le double noeud, y arrive, retire la capuche, remet le casque; les lunettes, la capuche, le double noeud... c'est bon.
Je repars.
Twiste nerve. Bernard Herrman.
Direction, les Buttes Chaumont.
D'abord, le plus dur, ce sont les jambes.
J'ai l'impression qu'elles sont rouillées, ça craque de partout.
La droite surtout.
Un peu la cheville. Un peu le genou. Un peu la hanche.
Mais bon, au bout d'un moment, quand elles commencent à être bien échauffées, ça se calme.
Un long moment de bien être.
Je ventile bien, respire à fond, avec le ventre.
Le coeur ne bat pas trop vite.
Je ne suis pas trop essouflé.
Les jambes suivent.
Trop cool.
Je regarde ma montre.
Pffffff !
ça ne fait que 8 minutes que je suis parti !
Oublie la montre et concentre toi sur ta foulée.
Tu vas trop vite là.
C'est la musique qui t'entraine.
Ode to Oren Ishii.
Ralentis.
Pas grave si tu te fait doubler par tout le monde.
Vise l'endurance, pas la performance.
Et puis comme ça, de dos, tu peux mater tranquilou...
Qui les épaules, qui les jambes, qui les fesses...
Ralentis je te dis !!!!!!
Je regarde par terre, le bout de mes chaussures.
Je me concentre sur ma respiration.
Je veux vraiment y arriver.
Green Hornet.
Le genou droit me refait un peu mal.
J'ai le souffle plus court et j'essaie de ventiler mieux en repirant plus lentement,
en respirant à fond, en gonflant le ventre, bref, j'essaie de réguler.
Don't let me be misunderstood.
J'arrive devant la mairie du XIXème, je jette un coup d'oeil à la pendule.
20 mn.
Pas mal.
Je suis allé plus lentement que d'habitude, donc j'ai des chances de tenir un peu plus longtemps.
J'oblique vers le lac. Vais-je en faire deux fois le tour ?
ça y est, je sens que je suis arrivé au maximum.
Le coeur me resonne dans la tête.
J'ai du mal à respirer correctement
Les jambes sont super lourdes.
Je me demande comment elles font pour continuer à me porter.
J'insiste.
24mn, plus que 6, il faut que j'y arrive.
J'insiste encore.
Je force.
Mon cerveau demande plus, mais mon corps ne suit plus.
Il est à bout.
Mes jambes sont en béton.
Je m'arrête au début du second tour.
Tout tourne.
Ma vue se brouille.
Je respire difficilement.
J'ai l'impression que mon coeur va exploser dans ma gorge.
J'étouffe sous cette capuche, avec cette musique qui me hurle dans les oreilles.
Intense sensation de vertige et d'oppression.
Je lutte contre l'envie de m'écrouler sur l'herbe.
J'ai bien fait de m'arrêter.
Je ventile à nouveau.
Inspirer, expirer.
Je retire la capuche, j'arrache le casque.
Sensation de fraicheur.
De silence.
De nature.
Je me calme.
Je conrinue à marcher.
Direction la maison.
J'essaie de marcher assez vite.
Je reprends mon souffle petit à petit.
Je prends mon pouls.
Il se calme assez vite.
Je récupère.
Les jambes rechignent un peu plus.
Va falloir les habituer.
Je marche, là, tout en sueur, dans ce beau parc aux couleurs automnales.
Il fait frais, mais beau.
ça va mieux.
Il y a 10 ans je courais une heure sans problème.
Quand je me suis étonné des difficultés éprouvées 10ans plus tard, ma mère m'a dit :
"Il y a 10 ans, si tu avais courru avec un pack d'eau dans les bras, tu aurais couru une heure?"
"ben non.... je ne pense pas... quelle drôle d'idée !!!"
"tu aurais tenu combien de temps ?"
"ben, je sais pas... pas beaucoup je pense.. pourquoi ?"
"parce que les kilos que tu as pris en 10 ans sont a peu près équivalent au poids d'un pack d'eau, non ?"
ça calme.....
De retour à l'immeuble, je prends la décision qui tue :
Je monte par l'escalier.
18 étages.
297 marches.
Dès le 8ème, c'est à nouveau la tempète.
Les jambes n'en peuvent plus, le coeur proteste et le souffle se fait court.
encore 10, puis 9 (la moitié) puis 8, 7, 6.... on touche au but.
Au 18ème, je me traine comme une loque, une serpillère, jusqu'à la porte.
Je l'ouvre et me précipite à la fenètre pour respirer de l'air frais.
Gouluement.
Il me faut boire, vite.
Retirer mes fringues trempées... même le sweat shirt est humide..
Quelques étirements.
Puis, plus tard, une bonne douche.
Passage sur la balance.
Le pack d'eau perd plus d'une bouteille.
Satisfaisant.
Aujourd'hui, trois jours plus tard, je n'ai même pas de courbatures.
Vivement la prochaine fois.
Pack d'eau, j'aurai ta peau.
14.11.05
Objectif n° 1 : Savoir dire NON
- Allo ?
- Bonjour. Pourrais-je parler à M. Alexandre s'il vous plait ?
- M. Alexandre n'est pas là.
- Pourrais-je parler à Mme Alexandre alors?
- Euh... il n'y a pas de Mme Alexandre.
- Ah... vous êtes peut-être son compagnon ?
- Euh... oui.
- Je me présente, je suis Sabrina de la société Vogica. Nous avions contacté M. Alexandre en début d'année qui nous avait fait part de vos projets d'aménagement de cuisine et de salle de bain. Je voulais savoir si c'est toujours d'actualité.
- Euh... en fait, nous avons déjà aménagé la cuisine et nous ne pensons pas nous occuper de la salle de bain avant un certain temps.
- C'est à dire ? Pensez-vous le faire dans les 3 ans ?
- Dans les 3 ans ? Euh... oui, sans doute.
- Donc je vous propose de recevoir notre représentant qui est dans votre secteur cette semaine afin qu'il vous fasse des propositions d'aménagement de votre salle de bain.
- En fait, ce n'est vraiment pas à l'ordre du jour, donc je pense que le mieux serait que nous vous recontactions quand nous en aurons besoin et d'éviter de faire perdre son temps à votre représentant...
- Vous savez, comme il est dans votre secteur, ça ne pose pas de problème, autant ne profiter, c'est sans engagement de votre part : il passe, il regarde votre salle de bain et vous fait quelques propositions et vous laisse toutes nos brochures et ensuite en effet vous nous recontactez quand vous en aurez envie. Pour le rendez-vous, je vous propose mercredi 16 ou jeudi 17, comme vous préférez.
- Ah, en semaine, ce sera tout à fait impossible, nous travaillons tous les deux...
- Bien entendu, mais il adapte ses horaires bien sûr. Il peut passer jusqu'à 20h. Alors, on dit mercredi 16 ou jeudi 17 ?
- Euh...
- On peut prendre rendez-vous maintenant, ça ne vous engage à rien car nous vous rappelons la veille afin de confirmer le rendez-vous, il vous sera alors toujours temps d'annuler celui-ci si vous avez d'autres obligations. Alors,mercredi 16 ou jeudi 17 ?
- mettons jeudi 17 alors.
- vous rentrez chez vous à quelle heure ?
- euh... pas avant 20h en général...
- Pas de problème, il connait tout à fait les contraintes des gens en semaine, donc, c'est noté, nous avons votre téléphone chez vous et votre portable, nous vous rappelerons donc mercredi 16 pour confirmer le rendez-vous de jeudi 17 à 20h, chez vous. Merci Monsieur et au revoir.
En raccrochant, comme à chaque fois, je m'en voulais terriblement de n'avoir pas su être plus ferme et
1°) de n'avoir pas mis fin à la conversation dès la première phrase
2°) d'avoir menti en disant que la cuisine était faite. j'aurais dû dire la même chose pour la salle de bain. Pourquoi ce demi-mensonge qui n'a aucun sens ?
3°) et surtout de ne pas avoir su éviter carrément la prise de rendez-vous !!!!!!!!
Sachant qu'on n'est là ni mercredi ni jeudi soir, on n'aura a priori ni l'appel de confirmation, ni le rendez-vous lui-même.
J'ai oublié de demander confirmation pour le numéro de portable.... j'espère lâchement que c'est bien celui d'Alexandre qu'ils ont....
Mais tout au fond de moi, je suis quasiment convaincu que c'était déjà moi qui avait déccroché en début d'année et m'étais fait passer pour lui.... Aurais-je alors poussé le vice jusqu'à donner son numéro à lui ???
Pffffffffffff !
10.11.05
Ne la laisse pas tomber...
Dimanche soir, tard, devant le café des fêtes, un couple de quincagénaires est en pleine discussion. Quand je passe à leur niveau, je l'entends, elle, dire :
Ecoute, n'insiste pas, on en a déjà parlé. J'ai un job qui paye bien, j'ai un appart que j'aime beaucoup, donc j'ai pas envie qu'on vive ensembles, c'est clair ? J'ai pas besoin d'un homme pour vivre avec, j'ai juste besoin d'un homme pour coucher avec...
7.11.05
Peluche
Pourquoi, parmi l'invraisemblable quantité de peluches qui jonchent sa couche, ma petite nièce d'un an s'obstine-t-elle à ne choisir que le petit phoque blanc pour me le tendre à travers les barreaux de son lit ?
15.10.05
Tops 5
Mowgli - Vic - Han - Indiana - Amélie
Jack - Sidney - Rachel - Samantha - Nate
Mel - Harrison - Christophe - Brad - Brad
Billy - Franck - Orson - Alfred - Stanley
Sergio - John - Steven - Stanley - Ridley
Tim - John - Quentin - Francis - Michael
Jacques - Jean Jacques - Krystof - Pedro - David
Antonio - Jean Sebastian - Ludwig - Frantz - Gustav
Wolfgang - Gioacchino - Vincenzo - Guiseppe - Giacomo
Fiodilidgi - Angelina - Gilda - Flora - Lucia
Edita - Vesselina - Juan Diego - Hans Peter - Nathalie
Pina - Angelin - Dominique - Jean Claude - Daniel
Sylvain - Marie Claude - Patrick - Maxime - Julie
Sarah - Ella - Nina - Dina - Billie
Barbara - Leo - Brigitte - Jean - Juliette
Benjamin - Daphné - Jérémie - Yann - Catherine
Bjork - Madonna - Kylie - Jay Jay - Moby
Arthur - Michael - Marc - Dennis - Richard
Thierry - Daniel - Tonino - René - Sébastien
John - James - Stephen - Dan - Richard
Michel - Armistead - Oscar - Aidan - Alain
John David - Jean - Milan - Anna - William
Fred - Dominique - Patricia - Kathy - Anne
Xavier - Guillaume - Marc - Michael - Pascal
Marie France - Véro - Véronique - Guylaine - Elvire
Marina - Florian - Jérémie - Estelle - Sébastien
Agnès - Astrid - Laurence - Franck - Jérôme
Michel - Marcelle - Myriam - Sylvain - Céline
Enora - Maeleen - Angélique - Roxane - Lucas
Eric - Rico - Bébé - Mon petit chat - Mon Ange
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Vous accompagnez mes joies et mes peines.
A divers degré, je vous dois tout ce que je suis.
Vous m'êtes tous indispensables.
je vous aime.
10.10.05
La plus belle de la soirée
First I was afraid...
2h00 du matin, open bar, l'alcool coule à flot.
La musique aussi, très forte, tendance revival eighties,
Les démons de minuit toujours un peu plus près des étoiles.
Sur la piste, une petite centaine de personnes.
Plus de garçons que de filles.
Ils ont en moyenne entre 22 et 28 ans.
Ils boivent, ils fument, ils dansent.
En couple, en groupe, seuls.
Moi aussi je bois et je danse.
Seul, en groupe ou en couple.
Je les regarde.
Les garçons.
Certains garçons.
Implicitement, un top 3 se met en place.
Lui, là bas, R., tee shirt et cheveux noirs, sourire écarlate, fraicheur juvénile.
Il bouge bien. Il est à croquer.
Il a 15 ans de moins que moi.
Il aime les filles.
Et lui, là, anonyme qui ne danse pas, hélas.
Grand, taciturne, souvent seul et silencieux.
Il est à tomber. Il est... mon number 1.
Isolé dans sa bulle, il ne sait même pas que j'existe.
L. lui ne danse pas.
Adorablement blond, gentiment exhubérant.
Il aime aussi les filles dit-on.
J'aurais pas cru. Tant pis.
Trop jeune de toutes façons.
3ème. Ex aequo avec R.
Et lui, là, C. dont j'ai fait connaissance ce matin.
Un charme moins évident, mais d'un attrait certain.
Il danse peu, pas très bien, discretement, l'oeil pétillant.
Je l'aime bien. Vraiment. Et, lui, peut-être que...
Allez, 2ème.
Et bien d'autres encore, tous, là qui dansent et s'amusent.
Je fais comme eux, avec E. M. N. F. et J.... mes amis.
Hors compétition ceux-là.
Je suis bien, je suis pété, désinhibé.
Je danse et matte. Je matte et danse.
Je m'amuse. Bien. Beaucoup. Sans arrière pensée.
Ils sont tous jeunes et séduisants.
Je suis avec eux, au milieu d'eux. Je me sens comme eux.
Je suis bien.
Et puis, détour par les toilettes. Fatal.
En me lavant les mains, je lève le regard.
Vers moi. Vers mon image. Vers mon reflet.
Vers ce reflet hideux dans ce miroir affreux.
Sous la lumière blafarde d'un affligeant néon, je redescends d'un coup.
Ces yeux rougis, injectés par l'alcool.
Ce teint blanchâtre, ce visage empaté.
Défait par la fatigue, marqué par les années.
Ce tee-shirt moulant 10 bons kilos de trop.
Affligeant. Ridicule. Déplacé.
Au secours !
Que fais-je ici, mon dieu ! Pourquoi suis-je donc venu ?
Ils sont tous jeunes, beaux, hétéro...
Rien à voir avec moi.
Amplifié par l'alcool, le coup de blues me guette.
Il me faut lutter contre.
J'y retourne derechef en passant par le bar.
Martini vodka. Double.
Je rejoins mes amis.
Y. M. C. A.
Je vois R. faire les gestes. le M. Félin.
Je croise le bleu regard plein de malice de L.
Et celui non moins bleu de C. qui pétille encore.
Number one n'est plus là.
Je ferme les yeux. Je danse. Me laisse aller.
Je fais tout pour ne pas avoir conscience de ce corps, mon corps.
De ces gestes. Mes gestes. Mes mouvements.
Je fuis l'odieux reflet, j'oublie l'image infâme.
Je m'idéalise.
Je suis à nouveau bien.
Je ne serai jamais la plus belle de la soirée.
Tant pis.
I will survive.
6.10.05
L'année Mozart - I
Alors, comme ça 2006 sera l'année Mozart.
ça faisait longtemps !
La dernière fois, c'était en 1991, pour le bicentenaire de sa mort.
A cette époque je m'étais dit que que c'était vraiment trop triste de ne connaitre qu'une seule année Mozart.
Vu que le brave homme est né en 1756 et décédé en 1791, et considérant le fait que je n'étais pas né en 1956 (quand même !) et que je risquais de ne plus être bien vaillant (c'est un euphémisme) en 2056, il n'y avait que 1991 qui me permettait de feter dignement ce génie universel... comme s'il était d'ailleurs nécessaire d'attendre ce genre d'anniversaire pour le fêter, mais c'est une autre histoire...
Bref, en 1991, j'étais aux anges : tout tournait autour de lui et j'étais bien décidé à en profiter un maximum..... sachant que ce serait l'unique fois de ma vie que je pourrais festoyer ainsi...
C'était sans compter 2006, et les 250 ans de sa naissance !
Braves gens du marketting qui de tout bois faites feu, vous poussez la note un peu loin je trouve. Car du coup, mon enthousiasme de 1991 retombe comme un soufflé : alors que cet évenement qui ne devait avoir lieu qu'une fois dans ma vie restait dans ma mémoire comme un souvenir majeur de mes premières années parisiennes, voici que tout juste 15 ans plus tard, il se reproduit sans prévenir.... et du coup douche mon enthousiasme à venir et estompe mon enthousiasme passé...
Car si bien entendu un tel évenement va permettre à beaucoup de découvrir et redécouvrir bien des chef d'oeuvres de WAM, ce qui en soi est une très bonne chose, l'idée que d'ici 10 à 20 ans on va bien nous trouver une autre raison de le fêter à nouveau ôte à mon avis beaucoup d'importance à l'évenement.
ça me fait penser aux eclipses. A chaque fois qu'il y en a une, j'ai l'impression qu'on nous dit qu'il faut en profiter car c'est pas demain la veille qu'on en reverra une pareille, mais hop, une à deux fois par an, il y a une éclipse... bref....
Et puis aussi, ça pose plein de questions ces commémorations : pourquoi feter cela tous les 50 ans plutôt que tous les 10 ans par exemple ?
Pourquoi deux années Mozart en 15 ans alors que Schubert ou Bellini (décédés aussi dans leur troisième décennie) n'ont jamais le droit à de tels honneurs. Mozart se vend mieux que Bellini ? mais si Bellini était plus connu, on en vendrait tout autant (bon, pas tout à fait, car le catalogue des oeuvres de Bellini est ridicule par rapport à celui de Mozart, c'est vrai... mais ce n'est pas vrai pour Schubert... sauf que celui-ci n'a pas d'opera à son actif, en tout cas pas comparables avec ceux des deux autres).
Bon, alors, la prochaine commémoration de Wolfgang, si je calcule bien, ce sera pour les 250 de sa mort, dans 35 ans donc, et là, du coup, j'espère bien être encore de la fête.
Je note danc dans mon calepin : 2041, ma troisième année Mozart.
22.9.05
Etourdi ou distrait ?
Je me souviens que mon instituteur en CP avait dit à ma mère lors d'une de ces fameuses rencontres parents-instituteurs "Votre fils est du style à venir me voir en me disant qu'il a perdu son taille-crayon alors qu'il le tient à la main"....
Depuis, il m'est arrivé de...
- descendre dans le métro mon sac poubelle à la main
- enfermer mes clés de voiture à l'intérieur de l'habitacle (avec les clés de l'appart dans le coffre bien sûr)
- appeler la personne qui précède celle que je voulais appeler dans le répertoire de mon mobile
- oublier d'aller à un spectacle réservé depuis trop longtemps
- faire un répondre à au lieu d'un transfert pour un mail agrémenté de commentaires discourtois sur l'expéditrice du mail initial
- me tromper de sens dans le métro et m'en rendre compte 10 stations plus loin
- mettre mes achats dans un caddy qui n'est pas le mien
- oublier de fermer ma braguette ou de boutonner le col de ma chemise
- verser mon jus d'orange dans la tasse prévue pour le café
- parler à la personne (souvent inconnue) qui est à côté de moi mais qui n'est pas celle à qui je pensais m'adresser
- verrouiller consciencieusement les portières de ma voiture en laissant la vitre grande ouverte avant de l'abandonner pour la nuit dans une rue mal famée du XIXème arrondissement
- Quitter un distributeur en rangeant ma carte bleue mais en oubliant l’argent (heureusement le client suivant était honnête.. Il m’a quand même regardé comme si j’étais le dernier des tarés…).
- programmer le magnétoscope un mauvais jour, une mauvaise heure voire sur une mauvaise chaîne (et ce ne sont pas les mauvaises chaînes qui manquent)
- essayer avec ma clé d'ouvrir la porte de l'appartement à un autre étage que le mien
- dire "tu ne me reconnais pas" à quelqu'un qui ne pouvait pas me reconnaître vu que c'était la première fois qu'il me voyait (bon, je l'avais pris pour un autre... ça arrive...).
- oublier d'aller à un spectacle réservé depuis trop longtemps (2éme fois)
- monter dans ma voiture et me retrouver assis à l'arrière alors que j'en étais le seul occupant...
... mais c'est la première fois hier que je m' aperçois que les chaussures que j'avais portées toute la journée n'appartenaient pas à la même paire... Et je ne m'en suis même pas rendu compte en les ôtant, mais en les rangeant et en avisant leurs deux sœurs orphelines dans le fond du placard....
20.9.05
Mon chef a dit....
Mon chef dit : "Les Hollandais ont la réputation d'être aussi avares que les écossais. Pourtant il y a une grande différence. Les hollandais peuvent dépenser leur argent mais à la condition d'être assurés qu'ils obtiennent ce qu'il y a de mieux et de plus rentable pour la somme dépensée. S'il y a le moindre doute, il n'achetera pas et cherchera une meilleure occasion."
Mon chef dit aussi : "C'est normal qu'il n'y ait pas de femme qui soit championne d'echec. Le cerveau des femmes n'est pas fait pour cette activité. Ce n'est pas un problème de compétence mais de capacité. C'est morphologique. Seul un homme a les moyens de jouer naturellement aux échecs. La femme peut faire les plus gros efforts pour essayer d'y arriver, elle n'atteindra jamais le même niveau qu'un homme. C'est comme en athlétisme : chaque sexe ne peut concourir que dans les limites dont dispose son corps"
Mon chef dit encore : "C'est aberrant que vous en France, ça vous parait naturel d'accoucher sous péridurale. Chez nous aux pays bas, les femmes sont plus proches de la nature, et si la nature a voulu qu'un accouchement soit une expérience douloureuse, il n'y a aucune raison d'aller contre la nature. L'expérience ne peut être complète si on ne la vit pas entièrement. C'est dommage de se priver d'une partie de l'expérience."
Mon chef dit enfin "La seule restriction que j'ai donnée à l'agence c'est de ne pas louer à des arabes. Je ne suis pas raciste, mais je crois aux statistiques et les statistiques montrent qu'il ne faut pas louer à des arabes".