26.7.06

La Terre qui Pleure

Ceci dit, je n'ai jamais vu de film de Théo Angelopoulos. Mais quand j'ai vu les photos de son film Eleni utilisées pour ilustrer certaines pages du programme de la saison 2006/2007 de l'Opéra de Paris, je me suis dis que je tenterais bien l'expérience : ça a l'air superbe.


Foggy Day

Un jour, un collègue m'avait raconté que lorsqu'il avait vu "Paysages dans le Brouillard" de Theo Angelopoulos il avait tellement adoré le film qu'il l'avait conseillé à tout son entourage.
Quelque temps plus tard un de ses amis lui dit :
- Au fait, j'ai été voir le film que tu nous avais conseillé, j'ai adoré.
- C'est vrai ? t'as bien aimé ?
- Oui vraiment. Et Sigourney Weaver est vraiment très très bien.
- Sigourney Weaver ? Mais tu es allé voir quoi comme film ?
- Ben, "Gorilles dans la Brume" comme tu nous avais dis...
Merci à Erinaceus de m'avoir remis cette anecdote en mémoire...

24.7.06

Magasinage

"Je suis allée pour la premiere fois chez Harrods, ça m'a un peu impressionné quand même.
Le Bon Marché à côté, ca fait super U."
(extrait d'un mail de M. après un we à Londres)

Loïs et Clark

Ah là là ! Quel bonheur que d'entendre fanfaronner la musique de John Williams dans une salle obscure ! J'avais la banane pendant tout le générique !
Mais quand même, Margot Kidder et Christopher Reeve, côté charisme, c'était autre chose !

21.7.06

Péremptoire ?

Pourquoi, quand je regarde la liste des films qui passent à Paris cette semaine, le seul que j'ai vraiment envie de voir, c'est West Side Story, alors qu'on est déjà allé le voir lundi dernier....
J'ai vu qu'une reprise de La Soif du Mal était prévue pour août.
Vivement.

20.7.06

She likes to be in america

Qu'arrive-til aux personnages des fictions une fois que la dernière page est tournée ou que les lumières de la salle se sont rallumées ?
Par exemple, à la fin de West Side Story, après que son fiancé Bernardo ait été tué par Tony, Anita trahit la promesse faite à son amie Maria et provoque à son tour la mort de Tony.
Ensuite, on sait que Maria s'est noyée dans des circonstances étranges une vingtaine d'années plus tard, mais quid d'Anita ?
Imaginons alors que pour fuir tous ces drames, Anita ait quitté New-York et le West Side pour s'installer, disons à Baltimore.
Là, elle va abandonner la couture pour s'initier à la psychologie, puis, après quelques années elle rencontrera un homme (Peter Raimondo) qu'elle va aimer et épouser et avec qui elle va vivre pendant plus de 30 ans jusqu'à ce qu'il soit assassiné lors d'un sordide fait divers, la ramenant ainsi à sa jeunesse passée parmi les délinquants du West Side.
Femme forte et femme de tête, elle va alors rentrer dans les ordres afin de se consacrer à la rédemption, et à l'aide aux malfaiteurs incarcérés. Sous le nom de soeur Peter Marie, elle va officier dans la prison expérimentale de OZ où elle va prêcher la bonne parole toujours de manière très rationnelle, où elle va aussi organiser des groupes de supports aux drogués et faire profiter tout le monde de ses talents de psychologue.
Seul personnage totalement positif au milieu d'un univers dépressif d'une noirceur inimaginable, elle va ainsi petit à petit racheter les erreurs de sa jeunesse passée à danser sur les toits new-yorkais.

10.7.06

Just one look !

Je déteste Harlan Coben. A chaque fois que je commence un de ses romans, je sais que je ne pourrais rien faire tant que je ne l'aurai pas terminé. Après "Disparu à Jamais", "Ne le dis à Personne" et, un peu moins bon, "Une Chance de trop", me voici depuis ce matin pris au piège de "Juste un Regard".
Allez, j'y retourne, je veux savoir ce qu'il va advenir de Grace, Cora et Charlaine......

4.7.06

L'homme que vous aimerez haïr

Je l'avais déjà vu une ou deux fois, toujours marquant, dans des seconds rôles, soit au cinéma soit à la télé. Il est notemment le rédacteur en chef de Peter Parker dans les Spiderman de Sam Raimi.
Je me souviens aussi l'avoir beaucoup aimé dans un épisode de Nip/Tuck où il jouait un écrivain qui voulait rédiger un essai sur la condition féminine et pour mieux pouvoir le faire trouvait très bonne l'idée de se faire greffer une paire de seins qu'il avait finalement beaucoup de mal à assumer.
Tout ça c'était avant de voir Oz.
Dans Oz il incarne l'infâme Vernon Shillinger.
Un cauchemar ambulant.
Depuis, quand je revois sa tête, j'en ai des sueurs froides.
Et hier, je l'ai revu dans une autre série, "The Jury", sur série Club.
The Jury est l'oeuvre des mêmes créateurs que Oz et Homicide : Tom Fontana et Barry Levinson. Il n'y a hélas qu'une seule saison de 10 épisodes, mais je prends énormément de plaisir à la vision de chacun d'entre-eux.
Hier, dans le 8ème épisode, le jury avait pour lourde tâche de déterminer si l'accusé était coupable d'avoir tué durant une émeute le prêtre de la prison dans laquelle il était incarcéré.
Petit clin d'oeil rigolo : les 12 jurés était en grande partie interprétés par des acteurs de OZ, dont ce fameux J.K. Simmons, aka Vern Shillinger.
Lorsque j'ai vu sa tête, lorsque j'ai entendu sa voix, j'en ai encore eu froid dans le dos.
Pour moi cet homme est vraiment l'incarnation du mal.
Et bizarrement, j'ai du mal en voyant et en entendant l'acteur à le différencier de son personnage.
Bouh, cache toi méchant !!!!!

29.6.06

Rough Cut

Régina : entrée topless en belle robe de cuir rouge. superbe solo au second acte.
Ruth : déchirant solo du premier acte. course effrenée et répétée avec Rainer.
Rainer : un sublime solo dans chaque acte. duo des bancs avec Fernando.
Andrey : boxeur solitaire revivant un match puis dragueur des alpages. Pas de solo.
Silvia : Nageuse des abysses, un solo au second acte pour une fois mémorable.
Dita : Virtuose, omniprésente, un solo dans chaque acte, dont le premier, interminable.
Na Young : tu es merveilleuse. un solo dans chaque acte, mais rien d'inoubliable, hélas.
Daphnis : voluptueux envol vers les doux rêves d'un oreiller. solo bien à lui à l'acte deux.
Mélanie : sauvage solo au premier acte. Pastorale amoureuse de Andrey.
Thusnelda : gracieux solo, un peu lisse cependant.
Pascal : Solo tonique au second acte. Très joli passage de sifflement avec Fernando.
Cristina : solo typique de Cristina pour une fois silencieuse. hilarante en groupie de Rainer.
Franko : le petit nouveau. Petit solo classique au deuxième acte. un peu lisse aussi.
Michael : beau solo viril; en arrière plan un défilé "classique" de tous les autres hommes.
Fernando : solo des mouchoirs au premier. solo des escalators au second. Indispensable.
Kenji : virtuosissime ! inoubliable intervention finale après le magnifique solo de l'acte un.
Anna : solo de la sirène. on ne peut pas aimer tout le monde. tant pis.
Ensembles : l'homme chou; les très humides bains coréens; la bouleversante valse horizontale; l'oppressante, exténuante et merveilleuse tornade finale.
Trop de bonheur.

Vue de là...

Vu d'ici...

28.6.06

a priori, c'est définitivement foutu

Opera Buffa

- Ce soir, je pars tôt
- C'est à dire ? A quelle heure ?
- 18 heures max
- Pourquoi ? le match n'est qu'à 21 h...
- Le match ?
- Ben oui : France Espagne !
- ... (regard lourd de sens)
- Tu fais quoi alors ?
- Je vais à l'Opera
- A Garnier ?
- Non, à Bastille
- Tu vas voir quoi ?
- L'Elixir d'Amour
- C'est de qui ?
- Donizetti
- Connais pas. C'est un remplaçant ?

27.6.06

Aline, pour qu'elle revienne

Hier soir, dans Charivari sur France Inter, Frédéric Bonnot recevait le chanteur Christophe.
Durant une heure j'ai été sous le charme de ce grand philosophe actuel qui a dit, entre autre :
"Il n'y a pas besoin d'être deux pour aimer"
puis
"Durant le festival de Cannes, j'ai fait des rencontres très... dimensionnelles"

25.6.06

Alexandre le (presque) Devin

Bon CE n'était pas un épisode de PJ, mais ce n'était pas non plus une production Spielberg....
En revanche il y avait bien Juliette Binoche dans la distribution (mais pas dans ce passage là).
Evidemment, le seul segment qui parle d'insécurité dans "Paris Je t'aime" se déroule (et s'intitule) Place des Fêtes.
Lors d'un des premiers plans, on voit même notre appartement (avec la fenêtre ouverte mais sans Alex, ni son appareil).
A noter que depuis le tournage, l'enseigne de la boulangerie a été réparée.

23.6.06

21.6.06

17.6.06

Garçon sensible

Dimanche matin.
File d'attente pour entrer au Rijksmuseum.
Peu de monde encore.
Devant nous un jeune homme habillé de manière voyante.
Donc je le vois.
Il semble très agité, très enthousiaste.
On entre dans le musée, il sort de mon esprit.
Au rez de chaussée, quelques salles exposent des objets divers du XVIIème.
Je les parcours assez rapidement, plus interessé par la muséographie et les réactions des visiteurs.
Dans la troisième salle cependant une maison de poupée attire mon attention.
Trois étages.
Trois pièces par étages.
Toutes superbement meublées dans les moindres détails.
Je l'observe assez longuement, amusé et étonné par cette reproduction.
J'entends alors un petit cri à mes côtés.
Je regarde.
Il est là.
Le garçon agité.
Il vient juste d'arriver devant la maison de poupée.
Ses yeux brillent.
Il a la main sur la bouche.
A peine son petit cri émis, il s'éloigne.
Il est resté à peine deux secondes devant la vitrine.
Sa réaction du coup m'étonne et je le suis des yeux alors qu'il entre dans la pièce suivante.
Il se dirige alors vers un musculeux Triton en bronze qui trône au milieu de la pièce.
Il lui pose la main sur la cuisse et commence à le caresser tendrement.
Je regarde alentour.
Personne ne semble le remarquer.
Je continue donc ma visite et entre à mon tour dans la pièce suivante.
J'entends encore le cri.
Cette fois-ci il est penché au dessus d'un grand plat en argent, une main sur le coeur, l'autre tenant le plan du musée devant sa bouche.
Il n'a rien à envier à Michel Serault dans la cage aux folles.
Là encore, il reste deux secondes avant de quitter la pièce.
Je m'interroge.
Est-ce là une manifestation outrancière du syndrôme de Stendhal ?
Quand je me penche à mon tour par la suite sur ledit plat en argent qui me laisse totalement indifférent, je me demande comment le garçon va réagir devant les Vermeer et Rembrandt qui nous attendent à l'étage.
Peut-être serait-il sage de lui conseiller de ne pas gravir l'escalier.
Au moment où je m'approche à mon tour du Triton, je le vois sortir de la salle suivante et revenir sur ses pas.
Il marche précipitemment, me frôle sans me voir, et continue sa course à rebours vers l'entrée.
Il est décomposé.
Il n'en peut plus.
Il est en larmes.
Il me bouleverse.
J'aimerais tellement parfois ressentir des émotions aussi intenses devant des oeuvres d'art.
Mais non.
Je continue ma visite sereinement.
Sans cesse ébloui, mais jamais ému.
Tant pis.
Garçon sensible mal habillé, je t'envie.

11.6.06

Partez sans réfléchir....

Pour fêter ses 10 années d'existence Thalys nous a offert 30 minutes de retard à l'aller et 1h20 au retour.
(D'abord c'était pour avarie sur un train nous précédant mais ça c'est vite transformé en présence d'individus sur la voie pour enfin devenir pour cause de manifestation sur les voies... ben voyons, un dimanche soir à 21h00....)