30.3.07

A la parisienne......

Mercredi matin, 8h15.
Avant de partir bosser, en refermant la fenêtre de la chambre, je jette un oeil en contrebas pour vérifier si la 106 que j'ai eu la flemme de rentrer au garage la veille au soir est toujours là.
Pour être là, elle est là !
Elle ne risque pas de bouger !!!!

Bon, il m'est déjà arrivé de m'extraire de ce genre de situation après 20 longues minutes de manoeuvres et une bonne suée, mais il y avait au minimum un centimètre de jeu devant et derrière. Là, ça s'annonce nettement plus chaud.
Je descends, et de fait, je constate que là ça ne va pas être possible.
Les deux voitures sont litterallement encastrées dans mes deux pare-chocs.
Je jette un oeil aux autres voitures de la rue, et je constate que la mienne est la seule à subir ce genre d'outrage.
J'attends 15 minutes sur le trottoir (le van s'en va durant ce laps de temps), cherchant quoi dire aux conducteurs effrontés lorsqu'ils finiront par se pointer.
Aucune des deux voitures n'ayant de ticket de stationnement, je me dis qu'ils viendront avant 9H pour éviter de se prendre une prune. Ils ne se pointent pas.Je me caille.
8h45, je remonte à l'appart.
J'envoie un mail au boulot avec la photo pour expliquer mon retard.
Et j'attends.
J'attends.
J'attends.
Jusqu'à 9h30.
Là j'écris un mot rageur en deux exemplaires.
"Qaund on ne sait pas se garer, on ne conduit pas connard. Je te souhaite la pire journée possible".
Je relis.
Je réécris sans "connard" et en remplaçant "te" par "vous".
Je ne me relis pas, je serais capable de finir par leur dire merci.
Je descends, je glisse les deux mots sur les deux pare-brises et je m'en vais prendre le métro.
10 euros aller-retour.
Vive la banlieue lointaine.
J'arrive au boulot à 10h50.
Et le soir, quand je rentre, les deux voitures ne sont plus là.
Mais j'ai une prune. Laissée à 11h45.
11 euros.
Dans ces cas-là, j'ai beaucoup de mal à aimer mon prochain.

26.3.07

VOSTF

Le grand monsieur s'assoit juste sur le siège qui est devant le mien.
Même en me tenant bien droit, je n'arrive pas à voir tous le bas d'écran.
Sa tête empiète sur les sous-titres.
Durant les bandes annonces de "Miss Potter" et "Scandaleusement célèbre", je m'aperçois que je comprends les dialogues même sans lire les sous-titres.
Aller, je ne fais pas chier mon monde, je ne bouge pas.
Cela fera un bon exercice.
Après tout, d'après mon CV, je suis bilingue....
Le film commence.
Après deux minutes, je demande à Alex de se déplacer d'une place.
J'avais surestimé mes compétences.
Je maîtrise moyennement bien le mandarin en fait.
J'avais oublié qu'on allait voir "La Cité Interdite" !

6.3.07

No comment


un nouveau commentaire sur votre blog....

Je ne pensais pas provoquer ce genre de réaction.....
Hélas, vu le vocabulaire et le style des intervenants, cela ne fait que renforcer mes convictions quant au public de la chaine.... On ne peut même pas la dire "décervelante" car d'avance le cerveau semble déficient....

15.2.07

Cabine d'essayage

Il est chouette ce fute.
Je vais l'essayer.
Alors voyons... 48, 46, 44... non, non, non
Ah voilà, 42 et 40.
Direction : les cabines.
Alors, le 40.
OK.
Je savais que ça m'agacerait.
C'est pas loupé.
Je ne sais même pas pourquoi je persiste à toujours prendre un modèle de cette taille.
Ca fait au moins 10 ans que je n'ai pas réussi à entrer dans un 40.
Je devrais arrêter, ça va finir par me déprimer.
En attendant ça m'enerve.
Voyons le 42.
Là, ça va je rentre sans problème.
J'ai juste du mal à fermer le bouton.
Je rentre le ventre.
Encore un peu.
Là.
Ca y est, c'est boutonné.
Bon, je suis quand même un peu serré, non ?
Pas tant que ça en fait, si?
Bah si quand même, ça crève les yeux.
Pfff...
Pleure pas.
Respire un coup.
Calme toi.
Que faire ?
Allez, ça me coûte mais...
"Alex, tu peux aller me chercher un 44 finalement s'il te plaît ? j'ai l'impression qu'il taille petit ce modèle.... Merci !"
Alors, qu'est-ce que ça donne le 44 ?
Pas trop mal.
Je le boutonne sans problème en tout cas.
Il est même légèrement trop grand non ?
Enfin, là, au moment où je l'essaye, non, il n'est pas trop grand.
Il me va immpeccable même.
Mais comme je vais perdre au moins 10 kg la semaine prochaine vu que je vais commencer à faire du sport et à faire gaffe à ce que je mange, il va finir par être rapidement trop grand, c'est sûr...
Donc si je le prends, je vais le mettre quoi... un mois, grand max.
Vu le prix, ce serait dommage.
Autant prendre le 42.
Oui, mais, si, il n'y a aucune raison, mais bon, admettons, si je mets un peu plus de temps à mettre en pratique mes bonnes résolutions, je risque de pas rentrer dedans tout de suite.
J'en ai déjà au moins trois à la maison des pantalons jamais mis, dont un acheté il y a au moins...
bref...
"Non finalement je n'en prends aucun. Je n'aime pas le modèle en fait. La couleur, la coupe, je ne sais pas, mais à ce prix là autant acheter quelque chose qui me plaise, non ?"
(Je reviendrais dans un mois, ce sera plus sûr...)

5.2.07

Scéance tenante

Au milieu des années 80 sont sortis un certains nombre de films qui se ressemblaient tant par leur sujet que par la manière coup de poing dont ils le traitaient.
Ces films restent encore aujourd'hui parmi ceux qui m'ont énormément marqué :
Under fire de Roger Spottiswoode
Salvador de Oliver Stone
et, à mes yeux le film majeur de cette série : La Déchirure de Roland Joffé.

Dans tous ces films on assiste aux aventures de journalistes occidentaux plongés dans des guerres civiles, que ce soit au Niccaragua, au Salavador, en Indonésie ou au Cambodge. Confrontés au pire de ce que l'espèce humaine peut se faire à elle-même, les personnages en ramenaient lorsqu'ils s'en sortaient, les témoignages les plus éprouvants qu'il soit.
Dans chacun de ces films on assiste, entre autre, à des scènes de massacre le plus terribles qu'on puisse imaginer. Impossible d'oublier que tout cela est ou a été bien réel. Impossible de lutter contre un sentiment d'effroi et d'impuissance total, de celui qui marque durablement bien après que les lumières se soient rallumées.
Il en est de même pour le film que nous sommes allés voir hier.
Il faut aller voir Blood Diamond.

31.1.07

Chrono

Quand même...
je ne sais pas comment Robert Langdon et Jack Bauer font pour faire autant de chose en 24h.
Moi, certains jours, j'ai juste l'aspirateur à passer et même ça je n'arrive pas à le faire....

Ange ou démon ?

Il est de bon ton de dire du mal de ceux qui vendent.
Il est de bon ton de dire du mal de Dan Brown.
D'accord, la toute fin de "Anges et Démons" est un peu lassante avec ses rebondissements qui n'en finissent plus.
D'accord, il y a quelques invraisemblances peu élégantes (le saut d'hélico ou l'approche de la troisième église à trois) .
Mais quand même, quel plaisir que ce jeu de piste dans la capitale italienne !
Quel plaisir que cette efficacité sans faille !
Ce n'est ni de l'histoire, ni de la philosophie, ni de l'anti-religion primaire.
C'est juste du divertissement.
Mais de quel niveau.
Je ne serais pas de bon ton.
Vivement le troisième tome des aventures du professeur Langdon !
Vivement notre prochaine visite à Rome.
(l'été prochain ?)

16.1.07

Les sybillins écrits du gardien

"Monsieur Madame je vous informe que la troisième chaudière n° 2 a été mise en fonctionnement dans le but de votre confort"

11.1.07

Soldes Out

Ce n'est pas encore cette année que je vais faire les soldes !
(hors de question que j'achète du 44 !)

7.1.07

Ma Mère l'Oye

Recemment en achetant un livre dans une gare, j'ai eu un livre cadeau en bonus : "Contes en Prose" de Charles Perrault.
Comme beaucoup, je connaissais ces contes à travers les diverses interprétations destinées aux enfants, mais n'avais jamais pris le temps de me pencher sur les versions originales. Je n'avais jamais lu Andersen, ni Grimm, ni, donc, Perrault dans le texte.
Alors, première surprise, j'ai ainsi appris que Perrault n'a écrit que 8 contes en proses (La belle au bois dormant, Le petit chaperon rouge, La barbe bleue, Le chat botté, Les fées, Cendrillon, Riquet à la houppe et Le petit Poucet) et trois contes en vers (Grisélidis, Peau d'âne et Les souhaits ridicules).
J'ai donc dévoré les contes en proses (il n'y a que "Les Fées" qui m'était inconnu) et pu constater différentes choses les concernant :
- De la belle au bois dormant, je me souvenais très bien avoir lu une version qui racontait ce qui arrivait à la pauvre Aurore une fois qu'elle était mariée et mère de famille. Ces faits qui se passent donc bien après le réveil de la Belle m'avaient traumatisé car il y était question de cannibalisme envers les enfants de la princesse et de fosses aux serpents. Je les ai retrouvés tels qu'en mes souvenirs dans le texte d'origine. Dommage que Walt Disney ait fait l'impasse dessus !!!!!
- Le petit chaperon rouge se fait manger par le loup. Point barre. Pas de chasseur. Cependant "Tire la bobinette et la chevillette cherra" est bien une citation d'origine. J'aimerais bien aujourd'hui qu'on me montre ce système de fermeture et ainsi moi aussi faire choir une chevillette.
- Dans Barbe Bleue en revanche, si c'est bien l'herbe qui verdoie, le soleil ne rougeoie pas et le chemin ne poudroie pas, c'est directement le soleil qui poudroie. Pas de chemin ni de rougeoiement !
- dans Cendrillon, la petite pantoufle est définitivement en verre et pas du tout en vair. Que ce soit dit.
- Pour le reste, on ne sait pas ce qu'il advient de la soeur moche dans Riquet à la houppe, l'ogre tue bien ses 7 petites filles dans le Petit Poucet et le Marquis de Carabas doit sa fortune au Chat Botté, conformément à ce que j'en savais.
Quelques extraits maintenant :
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"L'ogre avait sept filles qui n'étaient encore que des enfants. Ces petites Ogresses avaient toutes le teint fort beau parce qu'elles mangeaient de la chair fraîche comme leur père; mais elles avaient de petits yeux gris et tout ronds, le nez crochu et une fort grande bouche avec de longues dents fort aïgues et fort éloignées l'une de l'autre. Elles n'étaient pas encore fort méchantes; mais elles promettaient beaucoup, car elles mordaient déjà les petits enfants pour en sucer le sang."
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"D'abord elle ne vit rien, parce que les fenêtres étaient fermées; après quelques moments elle commença à voir que le plancher était tout couvert de sang caillé, et que dans ce sang se miraient les corps de plusieurs femmes mortes, et attachées le long des mur. "
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" On voit ici que de jeunes enfants,
Surtout de jeunes filles,
Belles, bien faites, et gentilles,
Font très mal d'écouter toutes sortes de gens,
Et que ce n'est pas chose étrange
S'il en est tant que le loup mange."
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et enfin mon préféré :
"Cependant tout le Palais s'était réveillé avec la Princesse; chacun songeait à faire sa charge, et comme ils n'étaient pas tous amoureux, ils mourraient de faim; la Dame d'honneur, pressée comme les autres, s'impatienta, et dit tout haut à la Princesse que la viande était servie. Le Prince aida la Princesse à se lever; elle était toute habillée et fort magnifiquement; mais il se garda de lui dire qu'elle était habillée comme ma grand-mère, et qu'elle avait un collet monté, elle n'en était pas moins belle. Il passèrent dans un Salon de miroirs, et y soupèrent, servis par les Officiers de la Princesse; et après souper sans perdre de temps, le grand Aumônier les maria dans la Chapelle du Château, et la Dame d'honneur leur tira le rideau : ils dormirent peu, la Princesse n'en avait pas grand besoin, et le Prince la quitta dès le matin pour retourner à la ville, où son père devait être en peine de lui."

28.12.06

Zapping de Noël

L'avantage de passer les fêtes en famille, c'est aussi de regarder des émissions télévisées que je n'aurais pas regardées en restant chez moi...
ça me permet donc de constater plusieurs choses, entre autres que :
- je suis définitivement plus "Isabelle Aubret" que "Cali"
- elles sont bien troublantes ces images de Mickael Jackson venu au musée Grévin pour "inaugurer" son effigie : lorsqu'il passe auprès de Mozart enfant au clavecin, il ne peut s'empecher de lui caresser la tête.
- Je connais ma prochaine destination de voyage : la Namibie
- Qui est donc ce Tomer Sisley au si beau sourire ?
- Je vote définitivement pour la Segolène de Foresti (même si son Adjani est insurpassable)
nb: verifications faites Tomer Sisley a peut être un très beau sourire, mais côté humour, je préfère vraiment Foresti.

28.11.06

Seveur Vocal

Je suis au bureau.
Dans un open space.
Je pense soudain qu'il me faut interomppre mon abonnement téléphonique France Télécom avant la fin du mois.
Hors de question de payer un mois de plus ces foutus 15 euros.
Je compose le 1014.
- Bienvenue sur le serveur vocal de France Télécom. Pour commencer composer les dix chiffres du numéro de la ligne concernée par votre appel.
Je m'exécute.
- Nous allons transmettre votre appel à un opérateur. Afin de mieux vous orienter, prononcer naturellement l'objet de votre appel. Par exemple dites "J'appelle pour une création de ligne" ou encore "j'aimerais avoir des précisions sur ma facture". C'est à vous.
Afin de ne pas éveiller l'attention de mes collègues, je grommelle rapidement dand mon poing refermé sur le combiné : "interruption de ligne".
- Je n'ai pas bien compris ce que vous désirez. Recommencez.
Je m'exécute à nouveau, le plus discrètement possible "interruption d'abonnement".
- Désolé, mais je n'ai pas compris. Si vous souhaitez avoir des renseignements sur les offres Internets de France Télécom, merci de composer le 1013. Au revoir.
Je raccroche. Dépité.
Puis, mes collègues s'absentant pour une pause café, je recommence.
Cette fois-ci, seul dans le bureu, j'articule distinctement, façon Mireille Matthieu :"je souhaiterais arrêter ma ligne".
Même topo.
Je recommence.
"J'aimerais mettre fin à bon abonnement téléphonique"
Idem.
Grrrr
Je réessaye.
"Je voudrais avoir des renseignements pour une résiliation d'abonnement".
ça ne marche toujours pas.
La dernière fois, je capitule et je dis "création de ligne"
- Merci de patienter, nous vous orientons vers un agent commecial qui vous renseignera. Votre attente n'excédera pas 2 minutes.
Cinq minutes plus tard, une voix féminine humaine prend la relève de la voix artificielle qui me débitait des publicités jusque là.
- Bonjour. Je souhaiterais arréter mon abonnement téléphonique s'il vous plait.
- Quel est votre numéro de téléphone ?
Je le lui donne.
- Votre adresse s'il vous plait.
Je la lui donne.
- Puis-je vous demander pour quelle raison vous désirez mettre fin à votre abonnement ?
- Parce que j'ai changé d'opérateur.
- Très bien monsieur, je vous mets en relation avec notre service technique qui va prendre en charge votre demande. Au revoir.
Et là, immédiatement, autre serveur vocal :
"A cause d'un trop grand nombre d'appels, nous ne pouvons donner suite à votre demande. Merci de réessayer un peu plus tard"

14.11.06

Incident Voyageur

Un adepte des transports en commun comme je le suis est souvent soumis aux aléas du métro parisien et aux annonces sibyllines traitant soit de problème technique, soit de colis piégé soit encore du fameux "incident voyageur" qui est propice à toutes les divagations imaginatives, surtout les pires.
Or ce matin, j'ai assisté en direct à ce qui a dû être annoncé comme étant un incident voyageur afin d'expliquer dans les autres stations le retard de 10 minutes que subit la rame dans laquelle je suis monté à la station "Places des Fêtes".
Juste avant que j'arrive sur le quai, cinq contrôleurs devaient effectuer leur ingrate tâche consistant à cette heure de pointe à encaisser les réflexions des usagers maugréant contre le retard infligé par cet intempestif contrôle.
Sauf que si j'ai bien compris, une usagère n'avait pas montré son titre de transport (qu'elle n'avait sans doute pas ou qui n'était pas valide) et avait réussi malgré tout à passer le barrage en force et à courir jusqu'à la voiture centrale de la rame pour s'y engouffrer.
Je ne sais pas comment elle a fait vu son menu gabari opposé à celui nettement plus massif des cinq agents uniformisés, mais lorsque je débouchai à mon tour sur le quai, cédant à la coutume certes ridicule mais tellement répendue (pavlovienne sans doute) d'accélérer le pas dès que je vis la rame à quai pour être sûr d'y monter (dès fois qu'il n'y en eût plus par la suite, sait-on jamais !), je vis donc les cinq contrôleurs en demi cercle devant une porte de la rame et interpellant sans trop d'égards la passagère qui à l'intérieur s'était accroché à la barre.
Ils lui intimaient de descendre de la rame, ce qu'elle refusait obstinément de faire.
Ce qui devait arriver arriva et, après quelques avis violemment émis par un certain nombre des autres passagers (tous à l'encontre des représentants de la RATP), appel fut fait aux forces de l'ordre qui arrivèrent très promptement (je ne sais pas d'où ils venaient ni ce qu'ils pouvaient faire avant d'être appelés, mais ils se matérialisèrent avec une soudaineté inespérée). Leur uniforme fut plus efficace que celui des contrôleurs car dès leur apparition tout quolibet cessa et la passagère en faute descendit de la rame sans plus résister.
Et nous pûmes repartir, chacun retournant alors à son indifférence habituelle sauf la dame qui sur le quai resta, très entourée, et qui je pense n'allait pas retrouver sa quiétude très rapidement.
Durant les dix minutes où j'assistai à tout ceci, je me suis fait plusieurs réflexions.
Certes la dame était en faute et aurait probablement dû céder aux injonctions des agents mandattés là pour l'amender.
Mais durant tous le temps qu'ils passèrent à essayer en vain de la convaincre de descendre, combien d'autres fraudeurs pénétrèrent à leur tour dans la rame sans être inquiétés du tout ?
Cet acharnement, sans doute compréhensibe vu que c'est le pourquoi de leur emploi, devait-il aller jusque là ?
Aurait-il été le même, cet archarnement, si l'usager pris en faute avait été autre qu'une dame aussi chétive que rétive ?
L'intervention de la police est-elle justifiée pour ce genre d'incident alors qu'il y a tant à faire ailleurs ?
Et surtout, doit-on retarder et pénaliser (même si ici le préjudice n'est certes pas très important)250 passagers afin de faire cracher 16 euros à une fraudeuse ?
Je n'en sais rien, tout ce que je sais, c'est que cet incident a attristé le début de ma journée et j'étais à la fois peiné pour ces agents qui se faisaient insulter alors qu'ils faisaient finalement leur boulot (quel que soit le zèle dont ils faisaient preuve) et aussi pour cette petite dame qui se retrouvait soudain encerclée par les flics sur un quai de métro pour n'avoir pas acquitté l'euro réglementaire qu'exigeait sa présence en ces lieux.
Dorénavant, lorsqu'on invoquera un incident voyageur pour justifier un éventuel retard, j'éviterai d'évoquer de forts sanglantes visions de corps déchiquetés et j'essayerai plutôt de repenser à elle.

7.11.06

Amours passagères

Je m'assois dans le bus qui me mène au bureau.
En face de moi, une jolie blonde.
Elle me regarde avec insistance.
"Aimons nous" me lance ses beaux yeux bleus.
Mais moi je regarde le joli blond là-bas, plus loin dans l'allée.
"Touchons nous" lui suggérent mes yeux à moi.
Mais le joli blond lit son journal, indifférent.
Alors je reviens à mon polar de gare, désapointé.
Et la jolie blonde se remet à son sudoku, frustrée.
En descendant du bus, elle tentera un ultime chaloupement du bassin.
Mais mes yeux sont fixés sur la nuque de l'autre là-bas qui nous a devancé.
Ces histoires d'amours finissent mal.
En général.

21.10.06

Cute Bach


Christophe Rousset dirige cette année deux opéras de Haendel au Théâtre des Champs Elysées : Giulio Cesare in Egitto en ce moment puis Ariodante plus tard.
A chaque fois que je vois une photo de lui, je ne peux m'empêcher de repenser à ma maraine qui un jour, voyant chez moi le disque ci-dessus s'est exclamé : "dis donc, il est vachement mignon Bach" !!!

20.10.06

Fraîcheur de vivre....

Bon, hier soir, je suis allé au spectacle.
A la fin, alors que j'applaudissais avec enthousiasme, j'ai reçu un petit choc sur la tête.
Trois fois rien en fait, et j'ai supposé qu'il s'agissait d'une anse du sac à main de la dame derrière moi ou quelque chose du style.
Ensuite, les lumières se rallumant, je me suis levé et ai enfilé prestement ma veste avant de me diriger vers la sortie où j'échangeais quelques propos sur le spectacle avec mes amies.
Puis je pris le métro jusqu'à l'appartement.
Arrivé au dix-huitième étage, j'entrepris de retirer ma veste, mais je n'y arrivais pas facilement, comme si elle restait accrochée au tee-shirt par un enchevêtrement de mailles...
J'essayais donc de détacher tout ça délicatement pour ne pas abîmer mon beau tee-shirt noir tout neuf et... je sentis mes doigts entrer en contact avec une substance molle et collante.
En fait, depuis la fin du spectacle j'avais un chewing-gum collé entre les omoplates que j'ai consciencieusement réchauffé et applati contre ma veste (noire aussi) durant le trajet en métro.
Aux fruits en plus le chewing-gum ! Et blanc ! Du plus bel effet sur le noir ambiant !
Et moi qui constatait en sortant du théâtre qu'il y avait beaucoup de groupes scolaires dans le public, je me demande si on ferait pas mieux d'emmener le théâtre à l'école plutôt que l'école au théâtre.
Marre des cons de tout âge !

8.10.06

Discriminations Positives ?

J'attends le jour où Studio Magazine fera un dossier intitulé "cinéma et hétérosexualité", avec, à l'appui, la liste des 20 films incontournables sur ce "thème"...
(et en plus, ils n'ont pas été foutus de mentionner l'existence de ce chef d'oeuvre qu'est "Torch Song Trilogie". Pfff !)
Mais qu'attendre de toute façon d'une presse qui passe son été à gloser sur la couleur de peau d'un présentateur de JT ?

Off --> Out !!!!

Lorsque les producteurs ont vu le premier montage de Blade Runner, ils ont exigé de Ridley Scott et d'Harrison Ford qu'il y ait une voix off pour rendre l'intrigue un peu plus claire (pour eux en tout cas). Il aura fallu attendre presque 20 ans pour que la version director's cut fasse disparaître cette voix off sans que le film n'y perde quoi que ce soit en lisibilité tout en gagnant en intensité.
Vivement la version director's cut de "Le Parfum"...
Et si en plus à l'occasion ils pouvaient couper les interventions des deux plus grands cabots de ce début de siècle (Hoffman et Rickman pour ne pas les nommer), le film, avec son intrigue prenante, ses images magnifiques et sa musique superbe y gagnera peut-être ses galons de chef d'oeuvre...
En attendant, plutôt relire le livre qui lui en est véritablement un.