28.3.06

Vorrei Spiegarvi, Oh Dio !

Elle, la première fois que je l'ai entendue, c'était en Reine de la nuit dans l'intégrale d'Harnoncourt. Elle m'avait laissé littéralement sur le cul. Depuis, elle s'est éloignée de Mozart pour se consacrer presque exclusivement aux oeuvres de Bellini et de Donizzetti, et dans les scènes de folie de toutes leurs héroïnes, elle me bouleverse à chaque fois.
Je ne l'ai vue qu'une seule fois sur scène dans un opera. C'était au Staatsoper de Vienne dans I Puritani de Bellini et ce soir là elle fêtait ses 30 ans de carrière dans ce lieu prestigieux. Un Triomphe. Ce fut magique. Vraiment.
Elle est assez décriée par la critique et ne se produit hélàs que très rarement en France. Mais qu'importe, ses disques sont là pour mon plus grand plaisir. Sa manière de vocaliser me donne toujours autant de frissons, et dans ces airs de concert de Mozart, je la trouve inégalable. Ce disque est un bijou qui, à chaque écoute m'émerveillle comme à la première fois.

26.3.06

Il tape fort


Je n'ai jamais aimé le son de la guitare. Il évoque pour moi soit les larmoyants "Jeux Interdits" et autre Concerto d'Aranjuez soit en version electrique, les interminables solo d'un Clapton ou d'un Santana auquel je suis insensible, voire allergique.
Alors découvrir un jeune type tout seul sur scène avec juste une guitare, ben, ça me faisait un peu peur... pas très envie d'entendre un sous Brassens ou un nouveau Duteil....
Et bien j'aurais eu tort de m'en priver, car outre son physique de jeune premier, sa voix d'ange quand il chante et sa voix de velours quand il parle, Ben Ricour possède sur scène bien d'autres atouts qui m'ont fait passer un merveilleux moment hier soir à l'Européen. Très beau spectacle, joliment mis en scène, super ambiance dans la salle et un artiste simple et sympa.
Et à voir comment il se sert de la sienne, moi aussi, maintenant, j'ai la guitare qui me démange, alors....

(video réalisée par Camille Henrot et présente sur le site et sur le premier album de Ben Ricour "L'Aventure" )

21.3.06

Lulluby of Birdland

Hier soir, je l'ai réécoutée pour la première fois depuis bien trop longtemps et me suis rendu-compte combien elle me manquait, combien elle m'est indispensable, combien elle avait été importante pour moi à une époque où je me retrouvais dans les mots et les mélodies qu'elle me sussurait en boucle de sa voix si chaude et si sensuelle : "Lover Man", "Misty", "Tenderly" ou encore "Embraceable you"....

Ce disque a accompagné mes peines à une époque où elles me parraissaient absolument incurables : celle d'un jeune homme n'ayant jamais aimé et doutant d'arriver à aimer comme il le voulait.

Aujourd'hui, j'ai une infinie tendresse pour ce jeune homme-là et si par delà le temps je pouvais lui envoyer un petit signe je l'informerais du bonheur qui l'attend et qu'il le trouverait finalement le Funny Valentine qui lui ferait découvrir How High the Moon tout en lui sussurant The Sweetest Sounds...

15.3.06

Avec bla bla cette fois ci

Samedi, je suis retourné chez le coiffeur.
IL n'était pas là.
Tout m'a paru plus moche du coup .
Le gérant (moche) m'a installé "au shampoing".
J'y suis resté un moment avant que que l'une des coiffeuses (toutes moches) présentes termine sont client et soit disponible pour moi...
Sur les quatre en lice, je n'en connaissais aucune et, comment dire.... ne savait pas trop laquelle espérer... ou redouter...
J'espérais toujours LE voir surgir de la coulisse.... en vain !
Finalement, une Cher anorexyque, trop longtemps restée sous sa lampe à UV et ayant trop longtemps mariné dans un estagnon de parfum bon marché, m'a demandé "quelqu'un vous coiffe ?"
Euh, là tout de suite, tel que vous me voyez, assis depuis 10 minutes sur ce fauteuil en vieux sky usé, non, là, visiblement personne ne me coiffe.....
"Non" répondis-je plus laconiquement.
"Je vais m'occuper de vous alors"
Ouais. trop super.
Elle me mit la serviette, me demanda de pencher la tête en arrière et commença à faire couler l'eau.
Froide l'eau.
Je le lui dis.
Elle passa un temps fou à régler plus chaud.
Sans résultat.
A ce moment, une de ses collègue vint dans le bac mitoyen pour nettoyer différents ustensiles.
Et comme on était tout au fond du salon, bien loin du gérant à l'entrée, elles commencèrent à papoter tout bas.
Moi avec l'eau qui coulait fort et froide dans les oreilles, je n'entendais que des bribes, mais bon, ça avait l'air sérieux : "...toujours comme ça ?..." "... 9h debout, sans pause....." "... combien de temps...." "... faut pas pousser quand même..." "...bla bla bla..."
Cher avait l'air inquiète.
Et a priori, elle ne pouvait pas faire deux choses à la fois, donc à chaque fois qu'elle parlait (et c'est elle qui menait la conversation), ses mains arrêtaient de bouger.
Je les sentais immobiles, posées sur mon cuir chevelu, en mode pause.
Le rinçage fut fait à l'eau bouillante, mais je ne dis rien.
Trop hâte que ça se termine.
Hop, on va vers les miroirs, où je ne mire pas grand chose car j'ôte mes lunettes.
J'ai horreur qu'un coiffeur me parle parce que sans mes lunettes je n'entends rien.
"Je vous les coupe comment ?"
"Courts. Surtout derrière et sur les côtés"
"Et dessus ?"
"Courts aussi, mais moins"
"Je peux le faire à la tondeuse alors ?"
"heu... oui, si vous voulez"
Bon sans lunettes, je n'entends rien mais en plus je ne peux pas voir l'évolution de ma coupe de cheveux. Je vois juste la quantité qui tombe autour de moi et ça me parait toujours énorme mais quand je remets les lunettes, je suis toujours déçu de voir qu'il en reste autant.
Mais là, je la devinais un peu gesticulant rapidement autour de moi et ça n'avait pas l'air d'être une fignoleuse.
Plutôt genre "à la truelle".
Mais bon. C'est son métier. J'ai confiance.
"Vous habitez dans le quartier ?"
Merde... une bavarde en plus. 10 contre 1 qu'elle me parle de mes prochaines vacances.
"oui"
"depuis longtemps ?"
"euh... oui.... 5 ans..."
"c'est sympa, hein? commerçant et tout. vous vous plaisez ?"
"oui oui"
"et vous venez souvent ici ?"
"ici ?"
"oui, dans ce salon..."
"euh, oui, depuis quelque temps déjà..."
"combien de temps?"
"je ne sais pas trop... six mois, un an peut-être...."
"ha, oui... et... ça va ?"
"euh.... globalement , oui,ça va pas mal"
"c'est jamais la même personne qui vous coiffe, si ?"
"c'est vrai que depuis quelques temps en effet, ça change à chaque fois (hélas !!!!)"
"ça tourne beaucoup hein ?"
"euh.... ha bon ? (ça veut dire quoi? qu'IL est définitivement parti....?)"
"les clients s'en plaignent pas mal a priori"
"euh.... ha bon ?"
"oui oui.... on aime bien retrouver les mêmes personnes. c'est important pour la confiance"
Alors là, j'hésite... abonder dans son sens, c'est reconnaitre implicitement que je prefererais être coiffé par quelqu'un d'autre (ce qui n'est pas faux, au vu, entre autre, du massacre auquel elle procède allegrement), mais ne pas abonder, c'est la contredire.... donc pas top non plus.... je rusai.
"bah, les hommes sont peut-être moins sensibles à ça que les femmes, non ?"
"je ne crois pas. quand on est habitué et content de la personne, on n'a pas envie que ça change tous les jours, non ?"
"pourquoi? ça ne fait combien de temps que vous êtes là ?"
"j'ai commencé mercredi. mais je ne sais pas si je vais rester"
Personnellement, je souhaite de tout mon coeur que non.
Quoi dire de plus ?
rien.
De toute façon c'est fini.
Je remets mes lunettes.
Je ne m'étais pas vu pareil depuis le service militaire.
"C'est assez court ?"
Je hausse les sourcils et commence à esquisser un sourire ironique, mais non, Cher ne rigole pas.
"C'est très bien comme ça."
hop, passage à la caisse.
Pas de pourboire.
21 euros.
C'est bien cher payé pour un si lourd moment.

13.3.06

Le petit doigt sur la couture....

Pffff !
Ce matin réveil tardif, lever à la bourre, ça commence mal.
En plus, bien que j'ai eu tout le temps ce week-end, j'ai pas un pantalon de repassé.
Meeeeerde !
Bon, je branche le fer, puis file à la salle de bain.
Rasage, douchage, séchage, coiffage, crémage, parfumage, et hop, habillage.
Merde, le pantalon.
Je passe 10 bonnes minutes à faire le pli.
Il est pas raccord avec ce qui reste du précédent.
Pas grave, c'est mieux que rien, ça ira comme ça.
Hop, enfilage du pantalon.
Puis petit déjeuner, rapide, avec Alex qui sort de la douche à son tour.
Je mets mes pompes en finissant mon café.
houlà ! déjà cette heure là.
Je suis vraiment très très à la bourre.
Un coup sur les dents.
Je décroche le portable du chargeur.
Je mets ma veste.
Je vais prendre ma sacoche...
Zut, mon livre...
Je vais le chercher dans la chambre et reviens vers ma sacoche qui gît par terre.
Je m'accroupis devant pour y glisser le livre.
CRAAAAAAACCCCCCCC !
Un bruit sec. Rapide.
Un sensation intense de.... courant d'air froid !!!!!
Mon pantalon s'est décousu d'un seul coup d'un seul sur les 20 centimètres qui descendent de la ceinture jusqu'à l'entrejambe, par derrière....
C'est net et sans bavure.
Même pas déchiré.
Juste décousu.

OUIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!

Comme si j'avais besoin de ça pour commencer ma journée !
Je retire ma veste, mes pompes, ce qu'il reste du pantalon, je rebranche le fer, choisis un autre pantalon, le mets sur la planche, hésite, débranche le fer, tant pis, j'y vais en jean's....
Il n'est pas repassé non plus mais je m'en tape.
Il ne va ni avec ma chemise ni avec mes pompes, mais je m'en tape aussi.
J'en ai déjà marre de cette journée de merde.

Et depuis, je suis partagé entre l'énervement et le soulagement.
Enervement d'avoir passé du temps à faire quelque chose pour rien (et j'ai horreur de repasser !)
Soulagement que ça soit arrivé chez moi !
Enervement que j'ai pas été foutu de bouger mon cul pour aller courrir depuis... pfff, au moins ça...
Soulagement car mon pack d'eau de toutes façon il est pas dans mes fesses, donc c'est le pantalon qui devait être naze....
...

Mais bon, quand même, depuis ce matin, je n'ose plus m'asseoir, j'évite de me pencher, je serre tout le temps les fesses... et, le pire, c'est que quand je marche, j'ai toujours cette sensation de froid et je me touche sans arrêt les fesses pour vérifier que mon jean's n'est pas troué !!!!
pffffff !

12.3.06

Bad Idea

J'aurais pa dû...
J'aurais pas dû faire ça ce soir, là, si tard....
Il est 2h15... Je viens de terminer...
Je suis tout seul dans l'appart....
Non vraiment....
J'aurais pas dû regarder Scream et Scream 2 ce soir... !

7.3.06

Vertueux Virtuose

J'ai toujours été fasciné par les orgues.
Quand je visite une église, je reste toujours en admiration devant l'imposante et complexe masse de bois et de métal suspendue ainsi dans les airs.
Lorsqu'en plus il y a un organiste devant les claviers comme ce fut le cas il y a deux semaines dans la collegiale Sainte Gudule de Bruxelles, ma fascination se transforme en pure exultation.
Ces moments sont magiques.
Le week-end dernier, nous avons visité un certains nombre d'églises dans le Perche : à Mamers, à Bellême, à la Perrière : toutes vides lorsque nous y entrions. Toutes envoutantes, chacune dans son style.
Doux moments de partages, d'irrespects, de respects, d'introspection.
Dans deux d'entre elles, l'orgue n'était pas cet énorme chateau dans le ciel, mais de plus petite taille, posé à même le sol, à portée de ma main qui dans les deux cas souleva le couvercle et laissa courir silencieusement les doigts sur les touches d'ivoire.
Ne pas être musicien sera sans doute le plus grand regret de toute ma vie.
Nous avons aussi visité la grandiose cathédrale du Mans.
L'un des orgues y est bizarrement coincé au fond d'une aile du transept.
Assis dans l'aile opposée, près de Rafaele, tandis qu'Alexandre prenait de magnifiques photos, je restai encore une fois en admiration devant l'imposant instrument et je m'imaginais venir un soir tout seul dans cet impressionnant endroit et jouer toute la nuit avec brio sonates, rhapsodies, fugues et autres toccatas...
Me reveiller virtuose demain matin.
Mon fantasme le plus récurrent.

6.3.06

Bedtime stories....

J'aime bien les jolies histoires.
Et à la télé on en raconte tout plein tout plein.
D'abord, voyons l'histoire de Damien. Amateur de chasse et de motocross, il vit avec Sylvie qui élève des cockers. Dis comme ça, ça a l'air de rien. Mais voilà, dans le voisinage, il y a Bernadette (dite Bad Bernie) et Joseline (dite Evil Josie) qui guettent chacun de leurs faits et gestes et vont leur mettre des bâtons dans les roues pour les empêcher de construire une résidence secondaire auprès de leur chenil. Quelles garces ces deux-là alors ! Elles vont jusqu'à entrainer Daniel, le frère de Damien dans leur machination. Alors il est pas content Damien. Il lui dit à son frère tout ce qu'il pense, que c'est une honte et que la mère elle va pas être contente d'apprendre ça... Bref, après bien des rebondissements, ils se retrouvent tous à prendre l'air et des carioles au Grand Bornand et tout s'arrange : maintenant ils se diront bonjour quand ils se croiseront dans la rue. Trop bien !
Quelle jolie histoire !
Voyons maintenant ce qui arrive à cette pauvre Gislaine. Elle en a connu bien du malheur la Gislaine : d'abord son mari, puis son fils ainé sont décédés dans un accident de voiture. Depuis, elle se donne à fond dans sont travail pour entrenir sa bien jolie maison et aussi s'occuper un peu de son bon à rien de Teddy ! Alors celui-là, je vous jure, c'est un numéro ! A 19 ans, il prend du rhum au petit déjeuner (ou du whisky c'est selon), il passe la nuit à fumer et à danser avec ses potes et après, du coup, évidemment, il passe sa journée au lit. Alors la Gislaine, tu penses, elle est pas ravie ravie quand elle rentre pour sa pause déjeuner de le trouver encore au lit son Teddy. Elle essaye de le secouer mais rien n'y fait, elle n'y arrive pas.
Elle en peut plus Gislaine ! Elle est à bout !
Mais soudain, par magie, dans le couloir un petit génie surgit et changea le Teddy en vendeur épanoui !
Bon, le petit génie, il s'appelle Pascal, mais il se fait appeler Le Grand Frère, il est costaud et il mâche pas ses mots. Il fait un tour en forêt avec Teddy, lui fait faire de l'escalade, lui fait faire du close combat, lui fait faire de la philosophie (genre : "tu vois Teddy cette mandale que je viens de te foutre dans la tronche, ça lui fait le même effet à ta mère quand tu lui dis "dégage grognasse, fous moi la paix". C'est la même chose Teddy"). Il est trop bien Pascal. Le grand frère dont tout le monde rêve. Vraiment.
Bon, le Teddy pendant deux jours il s'en prend plein la tronche, mais à la fin, ils tombent l'un dans les bras de l'autre et la Gislaine elle trop contente que son Teddy il soit devenu aussi bien sous tout rapport maintenant : il ne boit plus, il a un bon job, il communique... tout ça en deux jours !
Elle n'ose pas y croire la Gislaine. Et quand le grand frère s'en va dans sa voiture, ils sont vraiment trop touchants là, la mère et le fils sur le trottoir devant leur joli pavillon à lui faire signe de la main.....
Encore une bien jolie histoire ! Vraiment !
Allez, une dernière pour la route :
Voyons, allons voir du côté de Véronique.
Alors, Véronique elle aussi elle en a eu bien du malheur. Son mari s'est suicidé alors qu'elle ne s'y attendait pas du tout, la laissant seule avec ses enfants et son assurance vie. Heureusement, elle a un frère qui a été vraiment vraiment trop trop super à ce moment là. Tellement super qu'il en a profité pour lui emprunter 30 000 euros (15 000 + 15 000).
Depuis, elle s'est fait virer de son job, Véronique et, plus de deux ans après, son frère ne lui toujours pas rendu le fric et ne veut pas lui rendre... C'est quand même moyen moyen comme attitude, quand même, je trouve moi...
Bref, du coup Véro, elle se dit, comment que je vais faire pour la récupérer ma thune, hein, comment ?
Alors elle ouvre télé 7 jours, et elle hésite...
"si j'écris un bouquin sur le sujet, je pourrais en parler chez Fogiel ou Ruquier, mais pfff, j'ai pas le temps d'écrire moi"
"ou alors, j'écris à Bataille et Fontaine, mais si jamais ce connard de frère n'ouvre pas le rideau, j'aurais l'air maligne"
"ou alors j'attends un "ça se discute" spécial genre "j'ai prété de la thune à mon frère", mais bon, ça peut encore prendre un peu de temps"
"quel dommage que Evelyne Thomas ait arreté C'est mon choix, car elle, elle m'aurait aidé c'est sûr !!! pffff ! qu'est-ce que je vais devenir????"
Et puis là, elle le voit, lui, le gendre idéal, trop mignon avec sa petite coupe de premier de la classe, son joli costume de marque et ses jolies lunettes qui lui donne l'air si sérieux et elle se lance... c'est là qu'il faut qu'elle aille !!!!!!!
Vas-y Véro... fonce ....
Quelle belle histoire encore !!!
Alors moi, je remercie du fond du coeur ce type, là, lui, le premier de la classe, pour offrir à la France entière durant toute la soirée du vendredi des émissions aussi bien écrites, aussi bien réalisées qui racontent des histoires tellement morales, tellement jolies, qui donnent une si belle image des relations humaines qui vantent autant les mérites de l'entraide et de la fraternité, avec tellement de sophistication, de légereté, de subtilité...
Merci à toi ô grand pourfendeur de la trahison familliale, de l'injustice sociale, de l'arnaque mesquine
Merci à toi ô grand défenseur du voyeurisme immonde, de la reconstitution surjouée, de la moralisation grandiloquente
Merci aussi à tes diffuseurs, tes annonceurs, tes producteurs, tes collaborateurs (ha ! ces avocats visqueux, ces psychologues chagrins, ces conciliateurs sirupeux)
Merci à toi de donner à chacun l'envie de se battre pour de grandes causes, de sortir de son quotidien mesquin, de reveiller son imaginaire en berne.
Merci.
Vraiment.
Du fond du foie.

3.3.06

Blonditude

Il va falloir que je me plante encore combien de fois avant de comprendre que lorsque je regarde le programme télé et que je vois une série à enregistrer indiquée à 00h40 sur la page du jeudi 23, il faut que je mette la date du vendredi 24 lors de ma programmation ?
pfffffff !!!!!!
Et aussi pourquoi toujours attendre la dernière rediffusion pour se lancer dans cet exercice hautement perilleux de programmation d'enregistrement, hein? pourquoi ?

2.3.06

Quand la pluie commence à tomber....

Il y a deux jours, on m'aurait demandé qui est Pia Zadora, je n'aurais pas su quoi répondre.... J'aurais hésité entre une planète dans Star Trek et une italienne has been de la pop eighties... mais sans pouvoir lui attribuer le moindre titre (alors qu'hélas je me souviens du "boys boys boys" de Sabrina).
Il y a deux jours, on m'aurait demandé qui est Jermaine Jackson, cela aurait évoqué vaguement un bellâtre souriant et musclé de la fratrie du petit Michael, mais là encore, impossible de me souvenir de ce qu'il aurait bien pu chanter.
Il y a deux jours, on m'aurait demandé de fredonner "And when the rain begins to fall", j'en aurais été bien incapable, le titre ne m'évoquant absolument rien du tout.
Et puis, avant hier soir, en zappant sur le cable, je suis tombé sur l'innénarable clip de cette chanson interprétée par le duo en question.... Et là j'ai bien vu le bellâtre à peu près en phase avec mes souvenirs, mais l'autre là, la gorette déguisée en tortue Ninja, non, vraiment, il ne subsitait d'elle aucune trace dans mes neurones...
et pourtant ! quel clip ! comment avais-je pu l'oublier ????
et surtout depuis..... j'arrête pas de fredonner "And when the rain begins to fall..."
et en plus... je crois que j'aime bien !

28.2.06

City Talks

Prologue I:
Quand nous avions décidé d'aller à Bruxelles pour voir Pina Bausch, j'avais demandé à Rafaele qui le connaissait si on pouvait envisager de faire la connaissance de Khoyot lors de notre passage dans la capitale européenne.... Rafaele lui a transmis ma requête et du coup, Khoyot nous invita même à passer la nuit chez lui, vu qu'il a un grand appartement, à condition qu'on amène nos sacs de couchages. Etonnés mais touchés par cette sympathique invitation d'un virtuel inconnu, nous l'avons acceptée.

Prologue II (où il sera fait un petit flashback)
En janvier 2004, je suis allé en mission à Lille, et durant les deux jours que j'ai passés là-bas, j'y ai perdu (ou on m'a dérobé) mon téléphone portable, soit dans le train soit dans le taxi.
En juin 2004, nous avons été voir l'expo Rubens durant Lille 2004 avec Alex et j'ai perdu (ou on m'a dérobé) mon porte monnaie qui contenait environ 200 euros (une partie du loyer que notre colocataire de l'époque me versait en liquide).

Prologue III (qui n'a a priori pas grand chose à voir)
Il y a un mois notre magnétoscope tombait en panne. Eltan ayant appris cela me proposa de me prêter le sien qu'il utilise très peu, le temps que je regarde mes épisodes (de Nip / tuck et d’Oz) en retard et que je numérise le contenu d'un certain nombre d'autres K7. Je lui suggérai de prendre le magnétoscope avec lui lors de notre virée brusseloise, vu qu'il nous avait proposé de prendre sa voiture pour nous y emmener. Il ne voyait pas l'intérêt de balader son magnétoscope tout le we à travers l'Europe, mais j'ai fini par le convaincre de le faire quand même.

Vif du sujet :
Après un interminable et éprouvant trajet Paris-Lille (bouchon et neige), nous sommes passés chercher Rafaele chez lui, puis à l'hôtel prendre les clés et poser nos sacs. Nous laissâmes dans le coffre de la voiture un petit sac de voyage (contenant mon super sac de couchage lafuma super grand super chaud et quasiment jamais utilisé etdeux serviettes de toilette), le sac de couchage d'Eltan et son magnétoscope, dont nous pensions à raison ne pas avoir besoin céans.
Ensuite, direction le centre ville, où nous garâmes la voiture derrière l'affreux palais de justice avant de nous diriger vers la rue de Gand où nous dînâmes fort bien dans une taverne flamande qui nous régala les papilles de ses carbonades, waterzooï et autres crèmes brûlées aux spéculos... (et bières pour les amateurs dont je ne suis pas) et les yeux de... mais c'est vrai, non, je n'ai pas le droit, je suis pacsé.....
Puis nous (en l’occurrence « je », étant le Sam de service), reconduisîmes Rafaele chez lui avant de rejoindre notre hôtel devant lequel je garai la voiture dont je confiai à Eltan les clés et le soin de vérifier la fermeture des portes.
Le lendemain matin nous nous mîmes en route pour aller petit-déjeuner chez Rafaele.... et là, en ouvrant le coffre pour y mettre nos sacs nous eûmes la désagréable surprise de constater qu'il n'y restait que le sac de couchage d'Eltan.... le magnétoscope et mon sac de voyage (mon super lafuma donc) ayant bel et bien disparu..... (pourquoi pas le sac d’Eltan ? ce mystère restera à jamais sans réponse)
Adieu magnetoscope, OZ, Nip/tuck et sac lafuma (et serviettes de toilettes moelleuses).......
pffff !
Lille est une ville maudite !

Ensuite, nous avons quitté Lille pour Bruxelles où après avoir localisé la campagne et le garage, nous nous garâmes sans soucis. Nous avons été accueilli cordialement chez Khoyot (ah, ces premiers instants de gène, d'hésitation, de maladresses....) pour déposer nos sacs (et accessoirement s'initier brièvement mais ô combien agréablement à la danse flamande (sans rien dire)), puis notre hôte guida nos pas à travers les beaux quartiers de sa bien belle ville. Il faisait très beau mais très très très froid, mais ce fut fort agréable : manneken et janneken pis, galeries royales, la plus belle place du monde, la meilleure chocolaterie du monde, les meilleurs spéculos du monde....)

Suivant les rues et les pauses photos, le quintet se scinda pour former de manière évolutive et aléatoire parfois un trio, parfois des duos, parfois un quatuor, parfois des solos... la mélodie changeait suivant la formation, mais le partage en fut à chaque fois plaisant.

A l'heure dite, Khoyot nous mena au Cirque royal pour que nous assistions à notre spectacle. La salle est donc un cirque, comme son nom l'indique. Les gradins sont disposés en cercle au tour de la piste et installés de manière assez pentue. Un "côté" dudit cercle est remplacé par une grande scène. Sur la piste, il y avait tous les pupitres destinés à un orchestre symphonique.

La première fois que j'avais vu Café Muller et le Sacre, c'était en 1993 au théâtre de la ville, et j'étais assis tout en haut complètement de côté. C’était trop loin et je n’avais pas apprécié du tout Café Muller qui me parut alors aussi creux qu’hermétique (pfffff !)
J’ai revu ensuite une diffusion sur Arte de cette pièce qui m’avait alors bouleversé. Je n’ai eu alors qu’une envie : la revoir !
Ce qui fut fait avec Alex il y a deux ans à Wuppertal et nous étions assis au premier rang, mais complètement de côté. La proximité des danseurs nous a donné une vision très intime des deux pièces, mais pour le moins partielle, car les éléments de décors et les interprètes eux-même nous cachaient bien souvent une partie de la scène.

Là, au cirque Royal de Bruxelles nous étions assez haut, mais de face et c'est finalement les meilleures places pour ce spectacle où l'amoncellement de chaises pour le premier et de danseurs pour le second nécessite une vision plus éloignée et plus élevée dont nous avions été privés à wuppertal.
Chacune dans son style, les deux pièces me transportent.
C'est encore une fois Ditta qui fut une bouleversante Elue (nous étions un peu loin pour distinguer ses expressions, mais on les imaginait fort bien). J’ai lu dans un article de la libre Belgique une interview de Pina qui annonçait que ce rôle, toutes voulait l’interpréter mais que cette fois encore ce serait Ruth qui le ferait. Pourtant je suis quasiment sûr que c’est Ditta qu’on a vu. Ruth était aussi sur scène, mais pas dans ce rôle.
Le « petit » plus : la musique était jouée live par l'orchestre de la Monnaie, et cela a certainement amplifié nos émotions.
Ce fut un triomphe aux nombreux rappels.
Ce fut un pur bonheur de revoir ces deux pièces, dans ces conditions. Top. Vraiment. Et quel plaisir de partager et de faire découvrir ces émotions...

Nous avons passé le reste de la soirée et une partie de la nuit à picoler et à "discuter" (entre autre de chats et de vrai cinéma….) puis après une courte nuit, nous avons rendu Khoyot à sa tranquillité (le pauvre, il nous avait laissé son lit et ses canapés et s'est trouvé à dormir par terre... sans mon lafuma en plus….) et, après tergiversations (Tournais? Mons? Lille? amiens? Paris?) avons fini par rester à Bruxelles pour visiter l'admirable collégiale consacrée à sainte Gudule (ça ne s'invente pas), puis à nouveau les galeries royales et la grand place où nous avons déjeuné tout en commatant sérieusement.

A sainte Gudule nous avons croisé un Rainer Behr esseulé, puis dans une brasserie centrale, à travers la vitre embuée (il faisait encore plus froid dimanche matin que la veille), nous avons vu atablés une dizaine de danseurs présidés par Barbara Hampel.... ils avaient pas l'air de rigoler des masses... Ils se concentraient sans doute déjà pour leur dernière représentation qui commençait deux heures plus tard… sans nous... sans nous aussi le même soir le récital de la grande Liza déjà raté à Garnier....

Puis nous sommes rentrés tranquillement sur Paris, qui conduisant, qui filmant, qui reniflant, qui sommeillant... Nous avons fini le week-end en regardant les nombreuses photos prises par chacun et les avons comparés avec celles prises il y a deux ans.... Nous nous sommes ainsi rendu compte qu'on avait finalement vu d'autres choses alors, d'autres très beaux quartiers et aussi que l'ancien appareil d'Alex faisait des photos globalement plus jolies que le nouveau.

Cinq amis, quatre repas, trois capitales, deux spectacles : Un merveilleux week-end

22.2.06

Empathie

Quand on s’intéresse à quelqu’un et qu’il ne lui arrive que des malheurs, on a tendance à être assez désolé pour lui. Quand on espère qu’il va s’en sortir et qu’on apprend qu’il est finalement dans une situation vraiment inextricable, la première chose qu’on dit c’est «oh! Merde!»
Avec toute l’empathie et l’effroi possibles devant une telle nouvelle.

C’est plus rare qu’on réagisse comme ça devant un personnage de fiction, mais ça peut arriver, surtout s’il s’agit d’un personnage de série dont on suit les aventures depuis quelques temps et à qui on s’est attaché.
Lorsque l’on voit Michael Vaughn se noyer à la fin du dernier épisode de la première saison d’Alias, on se dit «oh! merde!»
Lorsque Ross dit finalement «oui» à Emilie alors que Rachel a fait le déplacement à Londres pour essayer de le reconquérir, on se dit «oh! merde!»
Lorsque Michelle Dressler vient d’échapper à la contamination dans la saison 3 de 24 mais qu’elle se fait enlever en sortant de l’hôtel infecté, on se dit «oh! merde!»
Lorsque l'on découvre que Nate et Lisa se sont finalement mariés dans Six feet Under, on se dit «oh! merde!»
Lorsque Billy meurt en pleine plaidoirie dans Ally McBeal, lorsque Samantha apprend qu’elle a le cancer dans Sex and the City, lorsque le Découpeur agresse le Docteur Troy dans Nip / Tuck…. On se dit à chaque fois «oh! merde!» ...

En revanche, si le fait que la situation s’empire est la base dramatique de la série, on ne se dit pas trop «oh! merde!» , car on est bien conscient que sinon la série n’a pas de raison d’être.
Si dans le premier épisode de chacune de leurs séries , Sue Helen avait tué JR, Sidney Bristow éliminé Sloane, Nina descendu Jack Bauer, et que Ally, Rachel, Monica et Carrie s’étaient mariées avec Billy, Ross, Chandler ou Big… il n’y aurait pas eu autant d’épisodes ni de saisons pour chacune d’entre elle… Donc on est plutôt content de tous ces rebondissements….

Prenons Lost par exemple.
Le postulat de base, c’est qu’il y a des survivants sur une île déserte et hostile et comme on sait qu’il y a 25 épisodes dans la première saison et au moins deux saisons, on imagine très bien qu’ils ne vont pas être secourus dès la 31éme minute du 1er épisode…. Et même, on espère bien que non…. En principe…..
Pourtant, hier soir, lors de cette 31ème minute, lorsque Jack et Kate ont retrouvé le cockpit de l’avion avec à l’intérieur le pilote vivant et que celui-ci a commencé à expliquer que peu avant que l’appareil ne se disloque, leur électronique était tombée en panne interdisant de ce fait toute localisation de l’avion par une tierce personne et que du coup ils se sont déroutés pour atterrir aux Fidji mais sans avoir pu informer personne de leur changement d’itinéraire et que, bref, du coup, personne ne pouvait savoir où ils étaient, j’ai entendu Alex dire «oh! merde!» les yeux agrandis d’horreur et les deux mains sur la bouche……
(Mais là, j'ai comme l'idée que ce qui était exprimé, c'était plutôt l'angoisse d'avoir à vivre avec les naufragés les 24 épisodes suivants avec tout le suspens et tout. Comme si il avait espéré un court moment qu'il n'y ait rien sur les 6 autres DVD et que là, à la 32ème minute du 1er épisode, tout se termine comme ça, hop, les secours les repèrent et arrivent sans tarder et hop tout le monde se casse pour rentrer tranquillou chez soi comme si de rien n'était.... et ben c'est loupéééééé !)

21.2.06

Defense d'afficher

Les habitants de notre immeuble sont du genre moralisateurs et font souvent fleurir ici ou là différents avis manuscrits ou imprimés.
Hier soir, il y en avait deux nouveaux.
Le premier m'a assez amusé.
Il était sur la vitre de la loge de la gardienne et d'une écriture manuscrite peu assurée nous rappelait que "L'usage de perceuses et autres instruments de bricolage bruyant est interdit le dimanche sous peine d'amandes !" ce dernier mot rageusement souligné de trois traits.
Et moi d'imaginer le pauvre voisin du 12ème attaché au pilori dans le hall avec le fil de sa perceuse et chacun des autres occupants de l'immeuble en cercle autour de lui, lui jetant violemment des amandes à la tronche.
Le second m'a laissé plus perplexe....
Sur un format A4 anonyme sorti d'une imprimante standard, il était écrit (je l'ai arraché de la vitre de l'ascenseur où il avait été scotché car ce genre de pratique m'énerve. Pour être précis, j'en ai arraché un hier soir en rentrant et un autre ce matin en partant travailler (il y a trois ascenseurs, donc peut-être arracherai-je le dernier ce soir). C'est ce dernier que j'ai sous les yeux) :
"MESDAMES ET MESSIEURS
NOUS SOUHAITERIONS QUE LES VOISINS HABITANT A PARTIR DU 6EME ETAGE ET AU DELA CESSENT DE FAIRE DU BRUIT A PARTIR DE 18 HEURE Y COMPRIS LE WEEK END.
MERCI DE VOTRE COMPREHENSION"
Alors là je me demande bien, et d'une, pourquoi les habitants des 5 premiers étages ne sont pas soumis aux mêmes souhaits, et de deux, pourquoi avant 18H, on a droit de faire tout le bruit qu'on veut, et de trois, en admettant que les auteurs de la note habitent le 5ème étage, en quoi ça peut bien les déranger que je pogotte toute la nuit dans mon 18ème étage !!!!!!!!
non mais des fois !
Y'en a je vous jure, il ne doutent de rien !
En tout cas, ceux-là, ils ont tort de me remercier pour ma compréhension !!!

18.2.06

J'aurais voulu être une artiste...

Pour la voix de Suzanne Flon
Pour Ludwig V., son Empereur et sa Tempête
Pour le walk-man de Dani, son Gilbert et sa Juliette
Pour le scintillement de la tour Eiffel et la Seine à ses pied s'écoulant
Pour l'intensité boulversante de Dupontel
Pour le merveilleux Théâtre des Champs-Elysées
Pour l'élégante extravagance de Lemercier
Pour le fantasme d'une nuit passée dans un Théâtre
Pour la larme et l'écharpe de Laura Morante
Pour la Flamme du Pont de l'Alma et les bouquets à Lady D.
Pour le fils d'un enfant du Paradis puis père de Vic qui ira tous au Paradis
Pour Braque et Brancusi
Pour celui que m'évoque Christopher Thomson à la couleur des yeux près
Pour Paris, ses bars, le théâtre de boulevard, les héroïnes récurrentes
Pour Jessica, cousine lointaine et provinciale d'une certaine Amélie
Pour la musique, les dialogues et les chassés croisés
Pour l'excellence de tous les seconds rôles

J'ai adoré ce film qui sur le papier avait tout pour me déplaire....
Courez voir Fauteuil d'Orcherstre

13.2.06

Considérations après spectacles

Samedi après-midi, 16h30.
Elle est toute jeune, toute mignonne, blonde, en jean's et basket, avec un sac à main de jeune (c'est à dire qui ressemble à tout sauf à un sac à main).
Elle est juste derrière moi lorsque je commence à descendre le grand escalier de l'Opera Garnier.
Elle a allumé son portable :
"allo ? Oui, c'est moi..... je sors de l'Opera là.... c'était sublime..... su-bli-meuh !.... et alors, j'ai eu une de ces surprises ! J'ai revu une fille qui était avec moi au cours de danse..... elle est première danseuse !!!! Et moi je fais du conseil, quel métier de merde !... ha non franchement, je ne rigole pas tous les jours au bureau, je t'assure ! Je pourrais t'en reparler, tu verras, ce n'est vraiment pas drôle !.... enfin, c'était émouvant quand même ! mais je me sens épuisée là ! é-pui-sée ! je peux passer ? ... Tu me prépares un thé ?... non, non, un coca, ça ira très bien... à tout de suite... "

25.1.06

Diablerie

Ce soir j'envoyais un sms à Alexandre où il était question de David alias Father Lucifer. Comme je suis un peu fénéant, j'ai activé la fonction d'aide à la saisie (T9) pour mes sms. Je trouve ça génial : pour écrire "coucou" je tape "amtamt" et ça fait "coucou". Trop bien. Bon le système a ses limites et des fois ça dérape : je veux taper "ciné" et ça donne "aime". Ce soir, j'ai commencé à taper "David" et au bout de quatre lettres j'ai regardé ce que ça donnait et j'ai eu l'impression d'être dans la quatrième dimension quand j'ai lu : "Fath "

23.1.06

La revanche du sapin de Noël

Finalement, Alexandre m'avait convaincu de racheter un sapin cette année.
On a pris un beau Nordman. Il n'a presque pas perdu d'aiguilles.
Depuis une semaine il n'avait plus ses atours colorés de Noël mais était toujours là, se desséchant sous nos yeux dans le salon.
Afin de ne pas le laisser dépérir sur le trottoir comme tant de ses congénères, je me décidai aujourd'hui à rentabiliser l'achat du sécateur de l'an passé et le dépiautait branche après branche, opération à l'issue de laquelle il ne restait plus que le tronc et le socle dans lequel il était enfoncé.
Comme je n'arrivai pas facilement à les désolidariser, je me retrouvai à tirer sur le tronc, avec mes deux mains. Pour renforcer ma prise, je mis mes pieds sur le socle, de chaque côté du tronc.
Je me penchai donc en pour tirer de toutes mes forces (qui sont toutes relatives).
Et d'un seul coup... je me pris le tronc dans les dents, me meutrissant la lèvre inférieure à l'extérieur comme à l'intérieur, m'éclatant la gencive au passage.
Putain de saloperie de sapin de Noël à la con !!!!!!!!!

22.1.06

Bon plan direct, rapide et sans blabla

C'était ce matin.
Quand la porte s'est refermée dans mon dos, je n'ai plus vu que Lui.
Son regard bleu, ses cheveux blonds très courts, son bouc très sexy, sa carrure fine et solide.
Pour une fois loin des stéréotypes et des pétasses baratineuses auxquelles j'avais été si souvent abonné.
Il m'attendait et s'est levé quand je me suis approché de lui.
Il était prêt.
Il était pour moi.
Il m'a aidé à me désahabiller.
Il m'a dit "on va au fond ?"
Sa voix, grave et virile, m'a fait comme un frisson.
Je l'ai suivi. Au fond.
Il m'a demandé de m'installer.
Je me suis étendu.
J'ai ôté mes lunettes et j'ai fermé les yeux.
La musique était bien, techno cool, pas trop forte. Bon choix.
Lorsque ses mains se sont posées sur moi, j'ai rendu les armes.
Elles étaient chaudes, si chaudes, et douces, si douces.
Il m'a massé. Un peu. Trop peu.
J'aurais voulu que ça ne s'arrête pas.
Mais ça s'est arrété.
On a changé de position, puis il est passé aux choses sérieuses.
Les yeux toujours fermés, je me soumis à lui.
Sa chaleur, sa douceur irradiaient de partout.
J'étais bien.
Je le sentais s'activer tout autour de moi, sans dire un mot, incessament.
Sous ses gestes aussi précis que précieux, je me sentais devenir beau.
Ses mains agiles et douces maniaient avec dextérité le moindre de ses accessoires.
Il était devant moi, m'effleurant le visage.
Il était derière moi, me faisant courber la nuque par une pression ferme de sa si belle main.
Je sentis une morsure à la base de mon cou.
Qu'allait penser Alex ?
Il me demanda : " du gel ?"
Je lui dis "non, ce n'est pas la peine".
Il epousseta alors mon visage une dernière fois, m'ôta ma blouse et me précéda vers la caisse.
21 euros la coupe.
Ce n'est pas cher payé pour un si doux moment.

Les 7 choses qui....

L'incroyable douceur de sa peau
La tendresse sonore de ses lèvres
La troublante immensité de son regard
Ses discrets clins d'oeil à mon intention
Son incomparrable manière de danser (surtout quand il a un peu bu)

Sa joie de petit enfant quand il partage des moments avec Lui ou Lui
Ses "bon ben voilà" quand il veut clore une conversation téléphonique

21.1.06

Quelle volonté !!!!

Dimanche soir, en rentrant d'un de ces week-end normands magiques dont les Dames du Manoir ont le secret et qui m'a permis entre autre bonheur de communiquer un peu plus que les fois précédentes avec mon adorable filleule Pétronille, je commis l'erreur de monter sur la balance.
Heureusement que je n'ai pas encore fait les soldes : l'idée même d'essayer des tailles de pentalon aussi éloignées du 42 me fait frémir d'une horreur sans limite...
Résolution : cette semaine diète.
Lundi matin, just a cup of tea.
Lundi midi, heu... rien. Je sais, ce n'est pas bien, mais j'avais rien prévu: il n'y avait pas grand chose dans le frigo le matin à part du fromage blanc et de la confiture de lait, le SPAR auprès du boulot est fermé le lundi, et si j'avais été à la cantine, c'est sûr, j'aurais craqué pour leur excellente pizza au saumon nappé de cette petite crème fraiche à l'aneth dont... bon, passons, pfffff !
Dans l'après midi je me suis descendu 2 litres d'eau afin de me remplir l'estomac.. bon, ça a bien rempli la vessie aussi et j'ai passé mon temps en aller-retour vers les toilettes, mais je n'ai pas trop eu faim.
Et lundi soir, après m'être tapé les 18 étages à pied avec les sacs de courses, petite soupe (sans crème ni gruyère... :-( ) et petite ratatouille.
Mardi, même chose, sauf que là, j'avais emporté ma boite de tomates cerise au boulot pour le midi. Hummm ! Trop bien.
Mercredi idem, avec au menu du midi des endives (aggrémenté d'un léger filet d'huile d'olive (faut pas pousser quand même !!!))
Jeudi matin, petit tour sur la balance : pas mal déjà. Encourageant. trop bien.
Jeudi même régime avec des concombres au fromage blanc allegé.
Bon depuis le début de la semaine, la collègue qui partage mon bureau ne m'encourageait pas trop trop : "tu fais comme les nanas, c'est pas bon de pas manger, tu veux pas que je te ramène quelque chose de la cantine, tu vas mettre ton organisme en carence, faut manger des laitages au moins...( je vais t'en foutre du laitage moi tu vas voir tu vas pas être déçue), les concombres c'est que de l'eau, tu va crever la dalle tout l'après-midi..."
Bon elle avait pas trop tort sur ce dernier point du reste...
Du coup jeudi soir... ah ! jeudi soir !... soirée restau...
Je jette un oeil sur les salades... grmpf... entre Eltan qui après son mojito commande des travers de porc- pomme de terre en robe de chambre et Alexandre qui se jette sur le bacon cheese-burger frites après son Americano, je me voyais bien faire Salade Cesar - perrier tiens !!!...
Bon, du coup j'ai craqué : apero (un excellent coktail que je ne connaissais pas à base de vodka-champagne et jus d'airelles.. hummmm ! trop bon), bacon-cheeseburger-frites itou (avec tout tout plein de ketchup ! ben tiens ! tant qu'à faire !) et.... Pecan Pie au dessert (au point ou j'en étais !)
Bon, je me suis fait insulté par la balance en rentrant (ta gueule connasse, c'est moi le maître et je me débarasse de toi quand je veux !), mais tant pis...
c'est trop bon les frites.
Je recommence lundi : la semaine prochaine, c'est ski et avec toutes ces conneries, je ne suis pas sur de rentrer dans ma combi....